Grèce : les créanciers privés sous pression
Ils ont jusqu’à jeudi soir pour accepter, ou non, de contribuer à la réduction de la dette grecque.
Ils ont jusqu’à jeudi soir pour accepter, ou non, de contribuer à la réduction de la dette grecque.
Le gouvernement grec a augmenté, mardi 6 février, la pression sur ses créanciers privés pour qu’ils participent à l’effort de réduction de la dette du pays. Les détenteurs de titres grecs doivent se décider, d’ici au jeudi 6 février, d’accepter où non l’offre d’échange faite par les autorités. La Grèce a laissé entendre qu’elle contraindrait ceux qui ne participeraient pas volontairement.
L’échange de titres devrait réduire la charge de la dette de 100 milliards d’euros. La participation du secteur privé au sauvetage de la Grèce est l’une des conditions pour la mise en œuvre du deuxième plan d’aide à la Grèce à hauteur de 130 milliards d’euros.
Plusieurs des principaux créanciers ont annoncé qu’ils participeront à l’opération. Les banques grecques, qui détiennent entre 40 et 50 milliards d’euros d’obligations souveraines prendront toutes part à l’offre, ont indiqué des sources bancaires.
Un « succès »?
Les banques françaises BNP Paribas et Société Générale et la plupart des banques allemandes vont également accepter l’offre. Seules quatre caisses de retraite grecques ont l’intention de refuser d’endosser des pertes. Elles détiennent des obligations à hauteur de 2 milliards d’euros.
Le gouvernement grec souhaite que 9 titres sur dix soient échangés. Si ce seuil n’est pas atteint, l’agence de gestion de la dette a déclaré qu’elle entendrait rendre les pertes « obligatoires pour tous les détenteurs de ces obligations ». Pourtant, les autorités publiques souhaitent éviter le recours aux fameuses clauses d’action collective. Ces dernières pourraient activer les CDS, par lesquels certains créanciers se sont assurés contre le défaut d’un pays, et ainsi davantage déstabiliser le système financier.
Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, en visite à Paris mardi 6 mars, s’est dit « confiant que la participation du secteur privé serait couronnée de succès ».