Israël-Hamas : face au risque d’« embrasement », la France appelle à une trêve humanitaire

La France défend la mise en place d’une trêve humanitaire afin de permettre la distribution d’aide aux populations civiles, notamment gazaouies. Cette trêve « pourra mener à un cessez-le-feu », a déclaré lundi la Première ministre Elisabeth Borne.

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« La distribution d’aide exige une trêve humanitaire qui pourra mener à un cessez-le-feu », a-t-elle ajouté face aux députés. La ministre française des Affaires étrangères se rend mardi (24 octobre) à New York pour porter cette position au Conseil de sécurité des Nations unies. [EPA-EFE/YOAN VALAT / POOL]

La France défend la mise en place d’une trêve humanitaire afin de permettre la distribution d’aide aux populations civiles, notamment gazaouies. Cette trêve « pourra mener à un cessez-le-feu », a déclaré lundi la Première ministre Elisabeth Borne.

« L’ouverture au point de passage de Rafah est encore très limitée. Nous appelons à ce que la porte de Rafah soit ouverte pour permettre de nouveaux passages » d’aide, a déclaré lundi (23 octobre) la Première ministre Elisabeth Borne lors d’un débat à l’Assemblée nationale sur la situation au Proche-Orient.

« La distribution d’aide exige une trêve humanitaire qui pourra mener à un cessez-le-feu », a-t-elle ajouté face aux députés. La ministre française des Affaires étrangères se rend mardi (24 octobre) à New York pour porter cette position au Conseil de sécurité des Nations unies.

Outre l’urgence humanitaire, la ministre des Affaires étrangères a considéré lundi que « l’urgence est d’éviter un embrasement de la région, qui est possible », évoquant le Liban du Sud, l’Irak, le Yémen. « Aucun groupe ne doit estimer qu’il pourrait tirer parti de la situation actuelle », a-t-elle conclu.

Face aux députés, après avoir condamné les attaques du Hamas contre Israël, la Première ministre a déclaré que « Israël a le droit à la sécurité » et « de se défendre dans le respect du droit international », en appelant le pays à « ne pas tomber dans le piège du Hamas », en donnant une « réponse juste » aux attaques du 7 octobre.

« Ceux qui confondent le droit des Palestiniens à disposer d’un État et la justification du terrorisme commettent une faute morale, politique et stratégique. Ils ne servent en rien la cause palestinienne », a-t-elle également ajouté, en ciblant en particulier le parti de gauche radicale La France insoumise. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est accusé depuis plus de deux semaines d’être ambigu dans la qualification du Hamas.

« Il n’y aura pas de paix durable pour Israël et les pays de la région sans une perspective politique pour les Palestiniens », a-t-elle conclu, en rappelant la position française : « Des garanties indispensables pour la sécurité d’Israël et un État pour les Palestiniens ».

Cette voix sera portée également par le président français, en déplacement en Israël mardi et mercredi. Il va manifester « la solidarité » de la France avec Israël et appeler à la « reprise d’un véritable processus de paix », pour aboutir, à terme, à la création d’un État palestinien, au côté de celui d’Israël, a indiqué l’Élysée lundi.

Cela implique « l’arrêt de la colonisation » en Cisjordanie, d’après le palais présidentiel, en évoquant les buts du déplacement du chef de l’État. « Le seul moyen d’être utile, c’est d’apporter de la solidarité à Israël, de prendre des engagements très clairs contre les groupes terroristes et de rouvrir une perspective politique. »