L'Italie retire son soutien à la loi européenne contre le « greenwashing »
Cette décision porte un nouveau coup à la directive sur les allégations environnementales, dite « green claims », déjà malmenée par la Commission européenne.
L’Italie a retiré son soutien à un projet de loi visant à lutter contre le « greenwashing », portant un nouveau coup dur à cette législation qui suscite bien des oppositions.
La semaine dernière, la Commission européenne avait déjà menacé de retirer la directive sur les allégations environnementales, dite « green claims », si les négociateurs du Conseil de l’UE et du Parlement européen n’excluaient pas les toutes petites entreprises de son champ d’application.
Et selon trois diplomates, l’Italie aurait également retiré ce week-end le mandat qu’elle avait donné à la présidence polonaise du Conseil pour négocier en son nom. De quoi compromettre encore un peu plus plus l’avenir de cette loi.
Un porte-parole italien n’a pas répondu aux demandes de commentaires d’Euractiv.
Un dernier cycle de négociations devait aujourd’hui avoir lieu à Bruxelles au Parlement européen, mais la Pologne l’a annulé. « Il y a trop de doutes et nous avons besoin de clarté sur les intentions [de la Commission européenne] », a expliqué un diplomate.
Un haut fonctionnaire de la Commission a confié à Euractiv que l’exécutif était prêt à reconsidérer son intention de retirer le projet de loi, à condition que les 30 millions de micro-entreprises de l’UE soient exemptées de son champ d’application, dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à réduire la bureaucratie.
Nicoletta Ionta a participé à la rédaction de cet article.