Jean-Michel Baylet sort du bois pour parler d’Europe fédérale

Comme ses concurrents socialistes, le candidat radical en lice pour la primaire veut consolider l’Union économiquement. Mais il insiste sur des aspects souvent éclipsés comme l’Europe sociale ou la recherche.

EURACTIV.fr
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Comme ses concurrents socialistes, le candidat radical en lice pour la primaire veut consolider l’Union économiquement. Mais il insiste sur des aspects souvent éclipsés comme l’Europe sociale ou la recherche.

Le chef de file des radicaux de gauche avait du retard à rattraper sur ses rivaux. Jusqu’ici, le trublion de la primaire socialiste avait moins fait parler de lui pour ses idées que pour ses ennuis judiciaires.

Il était donc temps que le bourdonnement médiatique autour de l’exécution d’un contrat éditorial pour le magazine du Tarn-et-Garonne ne soit pas l’unique sujet de conversation animant la candidature de Jean-Michel Baylet.

L’université d’été des radicaux, qui se tenait à Seignosse les 3 et 4 septembre, a donc été l’occasion de dévoiler ses thèmes de campagne, où l’Europe tient son rang. « Bien sûr qu’il faut un gouvernement économique permanent. Bien sûr qu’on doit revenir sur l’indépendance de la Banque Centrale Européenne. Bien sûr que nous devons créer un Fonds monétaire européen donnant, sur la base d’emprunts obligataires de l’Union, des droits de tirage aux États à la mesure des attaques qu’ils subissent sur leurs dettes souveraines. Bien sûr encore que nous aurons à sortir du dogme de l’euro fort, sauf si le système de Bretton Woods était rebâti et ne permettait plus aux deux premières puissances économiques, les USA et la Chine, de tricher avec la valeur de leur monnaie. »

« Ministère européen de la recherche »

Le candidat radical a donc décidé de mettre les pieds dans le plat en énumérant tous les grands chantiers qui constituent le fil rouge d’une Europe fédérale. Alors que le projet de gouvernement économique européen revient en boucle dans les discours des candidats à la primaire, Jean-Michel Baylet se démarque en avançant une piste novatrice, celle d’un « ministère européen de la recherche ».

La consolidation du marché commun a mis en relief les failles de l’Europe, en pointe sur la concurrence, mais peu ambitieuse lorsqu’il s’agit de pallier les inégalités de protection entre les citoyens. Un rééquilibrage s’impose, selon le sénateur du Tarn-et-Garonne, grâce à une « harmonisation par le haut des minima sociaux ».

Pas sûr en revanche que sa vision très étatique du secteur de l’énergie soit compatible avec la doctrine de la Commission européenne, soucieuse de préserver les forces du marché. « La politique énergétique de la France doit servir les intérêts de la Nation”, affirme Jean-Michel Baylet. “L’État doit la reprendre en main, coordonner l’action de nos grands groupes gaziers, pétroliers et électriques et remonter dans le capital de ces entreprises grâce à un grand emprunt énergie.”