Jeroen Dijsselbloem : « La contribution des épargnants chypriotes est inévitable »
Nous vous proposons de retrouver des verbatim du président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, à l’occasion de sa première audition devant le Parlement européen, jeudi 21 mars.
Nous vous proposons de retrouver des verbatim du président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, à l’occasion de sa première audition devant le Parlement européen, jeudi 21 mars.
Chypre
« Le programme de Chypre ne doit pas dépasser ne dépasse pas 10 milliards d’euros. La dette durable ne peut excéder 100% PIB et le secteur financier doit être restructuré. »
« Si les Russes veulent prêter davantage, cela n’aiderait pas la durabilité de la dette de Chypre. »
« Beaucoup de mesures ont touché les résidents locaux. L’Eurogroupe a considéré qu’il fallait un partage équitable du fardeau ». Il suggère ainsi qu’il faut rééquilibrer le taux de la taxe en l’augmentant pour les gros épargnants et en le diminuant pour les petits. Mais « la contribution des épargnants est inévitable ».
« En tant que président de l’eurogroupe, je ne peux pas dire qui a pris l’initiative de taxer les dépôts. » «J’assume la responsabilité. Je n’ai pas voulu mettre mon veto sur cette décision, car c’est un compromis. »
Le président de l’Eurogroupe rebaptise la taxe sur les épargnants en la qualifiant « d’impôt sur la fortune ». «Nous avons précisément essayé de cibler les non-résidents ».
« La vaste majorité des dépôts à Chypre ne sont pas vraiment le fait des épargnants, mais des investisseurs.»
« Nous aurions dû mieux communiquer » sur la différence entre une taxe ponctuelle et la garantie des dépôts à hauteur de 100 000 euros.
Déficits publics
« Nous devons rester sur la voie de l’assainissement budgétaire » en privilégiant une « stratégie différenciée avec une approche pays ».
Les Etats qui ne respectent pas leurs engagements budgétaires « devront avoir une sacrée bonne raison » pour obtenir plus de temps. « La France sera jugée sur ces critères. »