Jeroen Dijsselbloem, probable chef des argentiers de la zone euro

Le Néerlandais, ministre travailliste au sein d’un gouvernement conservateur, pourrait être l’arbitre du conflit entre Paris et Berlin.

EURACTIV.fr

Le Néerlandais, ministre travailliste au sein d’un gouvernement conservateur, pourrait être l’arbitre du conflit entre Paris et Berlin.

Son nom est sans aucun doute le moins connu de tous ceux qui ont circulé depuis que Jean-Claude Juncker a fait savoir qu’il voulait jeter l’éponge. Le 21 janvier, les ministres des Finances de la zone euro doivent donner un successeur au Luxembourgeois, qui préside l’Eurogroupe depuis 2005.

A présent, tous les regards se tournent vers le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, ministre quadragénaire des Finances aux Pays-Bas. Une figure qui fait consensus dans les pays du Nord, rassurés de l’appartenance du ministre à un Etat rangé dans la catégorie des adeptes de l’austérité. Dans un article publié le 9 janvier, le quotidien allemand Handelsblatt pousse d’ailleurs les feux du Néerlandais, s’appuyant sur des sources diplomatiques qui en font le futur président de l’Eurogroupe.

Depuis le début de la semaine, Jeroen Dijsselbloem mène une opération séduction, se rendant tour à tour à Bruxelles le 7 janvier, à Rome le lendemain et à Paris le 9 janvier pour y rencontrer Pierre Moscovici.

En France en revanche, la désignation du Néerlandais sonne comme un camouflet pour le ministre des Finances qui, sans afficher ouvertement sa candidature, se montrait très disponible. Pour Paris, l’objectif primordial était de barrer la route à Wolfgang Schaüble, ministre allemand de l’Economie, qui convoitait le poste.

La double casquette du Néerlandais, travailliste oeuvrant au service d’un gouvernement conservateur, pourrait être le trait d’union que l’Eurogroupe recherchait, exception faite du défi phonétique que son nom pose pour les Latins.