Juncker soulagé par l'élection du nouveau président grec
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a choisi Propokis Pavlopoulos comme nouveau président de la Grèce. Un choix qui permet au commissaire grec de la Commission Juncker, Dimitris Avramopoulos, de conserver son poste.
Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a choisi Propokis Pavlopoulos comme nouveau président de la Grèce. Un choix qui permet au commissaire grec de la Commission Juncker, Dimitris Avramopoulos, de conserver son poste.
Propokis Pavlopoulos, un député issu du parti Nouvelle démocratie, a été élu mercredi 18 février président de la Grèce lors d’un vote au Parlement. L’abandon du projet initial de choisir l’actuel commissaire grec, Dimitris Avramopoulos, comme président, enlève une épine du pied du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Propokis Pavlopoulos a occupé le poste de ministre de l’Intérieur de 2004 à 2009, sous le gouvernement conservateur de Nouvelle démocratie. Avocat de formation, il a également été professeur à l’université.
Sa nomination à ce poste très protocolaire a constitué une surprise, puisque le candidat pressenti pour ce rôle était le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos. Cette solution aurait permis au gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras d’envoyer l’un des siens à Bruxelles.
Mais cette option n’est donc plus sur la table, au grand soulagement de Jean-Claude Juncker et de son équipe.
Même si les commissaires sont censés être indépendants, il est difficile d’imaginer Jean-Claude Juncker, un conservateur, travailler main dans la main avec un politique d’extrême gauche.
En décembre, l’ancien gouvernement au pouvoir avait tenté d’élire un nouveau président. Une tentative restée vaine faute de soutien parlementaire suffisant et qui a découlé sur des élections anticipées.
>> Lire : La Commission soutient le candidat de droite à la présidentielle grecque