L'économie allemande devrait rebondir en 2013
En 2012, la croissance de l'Allemagne s'est ralentie. Malgré la crise, la première économie de la zone euro garde la confiance des investisseurs, d'après des indicateurs économiques qui seront publiés cette semaine.
En 2012, la croissance de l’Allemagne s’est ralentie. Malgré la crise, la première économie de la zone euro garde la confiance des investisseurs, d’après des indicateurs économiques qui seront publiés cette semaine.
Une batterie d’indicateurs attendus cette semaine en Allemagne devrait conforter l’hypothèse d’un rebond de la première économie de la zone euro, accentuant son avantage sur la France et les pays du sud de l’Europe.
Les économistes tablent sur un retour modéré de la croissance au premier trimestre 2013, après une baisse de 0,6% sur l’ensemble de l’année 2012. Les entreprises avaient alors retardé leurs investissements et les exportations se sont affaissées.
Climat favorable aux investissements
Selon une enquête effectuée par Reuters auprès de 37 économistes, l’indice Ifo du climat des affaires, l’un des thermomètres de la santé économique allemande mesuré par l’Institut d’études économiques basé à Munich, devrait croître en mars, pour le cinquième mois consécutif, à 107,6 contre 107,4 en février.
Attendu mardi 19 mars, l’indice ZEW du centre de recherche sur l’économie européenne de Mannheim, qui mesure le sentiment des investisseurs, devrait s’affaisser très légèrement, de 48,2 à 48,0. Cette baisse s’expliquerait par l’inquiétude provoquée par le blocage institutionnel en Italie. Toutefois, l’indice resterait proche de son plus haut niveau en près de trois ans.
Pour Christian Schulz, analyste à la Berenberg Bank, ce retour de la confiance s’explique par la relative bonne santé de l’économie allemande: « le taux de chômage reste faible et les salaires augmentent, les marchés financiers sont également stables et les taux d’emprunt sont très bas ».
Economie réelle
Cependant, les statistiques de l’économie « réelle » – sur la production, les ventes et l’emploi – sont plus mitigées. En janvier, la production industrielle a stagné et les commandes ont diminué.
Lundi 18 mars, la Bundesbank a annoncé prévoir une stagnation du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2013. Elle table sur une croissance de 0,4% en 2013, contrairement aux deux instituts d’études qui ont doublé l’an dernier leurs prévisions. Cependant, ce « démarrage hésitant (…) ne met en pas question la perspective d’un rebond de l’activité économique ».
Les indices PMI flash des directeurs d’achat de l’institut Markit, qui seront rendus publics jeudi 21 mars, devraient témoigner d’une légère augmentation de l’activité dans l’industrie et les services, qui représentent les deux tiers de l’économie.
Ecart avec la France
Les études de ce même institut montrent que l’écart entre la France et l’Allemagne n’a jamais été si marqué depuis le lancement de l’euro en 1999.
Selon, Christian Schulz, il continuera de croître si la France ne regagne pas en compétitivité. « L’Allemagne a un budget équilibré alors que la France est dans le rouge, ce qui signifie qu’à un certain stade, l’austérité touchera cette dernière et pèsera un peu plus sur la croissance », dit-il.