L'Europe est un opéra à la fin heureuse, affirme le président croate
Ivo Josipovi?, musicien, compositeur et président de la Croatie, voit l'Europe comme un opéra à la fin heureuse. La crise de la zone euro a mis sur la touche les fondements de l'Union et les citoyens prennent leur communauté anti-guerre pour acquise, bien que ce ne soit pas l'avis de ceux qui observent l'UE de l'extérieur, a-t-il expliqué à EURACTIV lors d'un entetien.
Ivo Josipovi?, musicien, compositeur et président de la Croatie, voit l'Europe comme un opéra à la fin heureuse. La crise de la zone euro a mis sur la touche les fondements de l'Union et les citoyens prennent leur communauté anti-guerre pour acquise, bien que ce ne soit pas l'avis de ceux qui observent l'UE de l'extérieur, a-t-il expliqué à EURACTIV lors d'un entetien.
L'Europe, ce n'est pas seulement participer au marché commun, il s'agit également d'un modèle social fondé sur la démocratie et les droits de l'Homme, ce qui attire beaucoup les Croates, a expliqué le président lors d'un entretien en marge d'une conférence intitulée « Revitalisation of the European Dream ».
Les Européens sont bien entendu divisés sur la crise économique, mais « je ne m'inquiète pas de ces divergences », a-t-il déclaré. « Cette mentalité peut générer de bonnes idées et des critiques constructives. »
La crise mise à part, les Croates considèrent les Etats membres comme des pays très développés, où la vie quotidienne est plus facile et plus faste qu'ailleurs. « Le rêve européen existe donc bel et bien », mais si « nous ne surmontons pas la crise, l'Europe perdra de son attractivité, ce qui affectera l'avenir du projet européen », a-t-il affirmé.
M. Josipovi?, qui compose un opéra sur l'assassin de John Lennon, Mark Chapman, a fait remarquer que les Européens ne se rendaient pas compte de ce qu'ils avaient accompli, mais que le projet européen était « un très bon projet », un modèle pour les Balkans.
A la recherche de partenaires
La Croatie tente de jouer un rôle dans la réduction de l'écart entre les différents pays de l'ex-Yougoslavie. M. Josipovi? a affirmé qu'il cherchait des partenaires dans la région. « Nous tentons de promouvoir les valeurs européennes, l'amitié, la coopération, mais tout seul, ce n'est pas possible. Je préfère donc parler de partenariat plutôt que de leadership. Nous sommes à la recherche de partenaires », a-t-il insisté.
Bien que le nouveau président serbe, Tomislav Nikoli?, ait symboliquement choisi la Russie pour son premier voyage officiel, tenant des propos en faveur de M. Poutine qui rappellent l'ère soviétique, M. Josipovi? reste persuadé que « tout le monde peut changer ».
« J'espère que le président Nikoli? changera d'avis sur sa politique de voisinage, sur la paix et la guerre. S'il le fait, nous pourrons vraiment coopérer », a déclaré le président croate.
L'UE se doit par ailleurs de formuler une stratégie plus claire, non seulement pour les Balkans occidentaux, mais aussi pour la Méditerranée, l'Europe centrale et les anciens pays communistes européens. « Nous sommes prêts à devenir un protagoniste de la transformation et de l'européanisation de l'Europe tout entière, dans le sens positif du terme, a-t-il conclu.
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