L’ONU adopte une résolution de compromis sur le Kosovo
La résolution commune de l’UE et la Serbie a été votée jeudi 9 septembre par l’Assemblée générale et engage Belgrade à renouer le dialogue avec Pristina.
La résolution commune de l’UE et la Serbie a été votée jeudi 9 septembre par l’Assemblée générale et engage Belgrade à renouer le dialogue avec Pristina.
EN BREF
« Ce dialogue serait en faveur de la promotion de la coopération, et de la réalisation de progrès sur le chemin de l’Union européenne et améliorerait la vie des populations », indique la résolution.
Elle modifie une autre proposition de résolution que la Serbie avait déposé en juillet devant les Nations Unies, pour discuter des « questions ouvertes ». Le pays estime que le Kosovo viole le droit international et refuse de reconnaître son indépendance autoproclamée.
A la suite de sa rencontre avec Catherine Ashton, mardi 7 septembre à Bruxelles, le président serbe, Boris Tadic, a accepté de modifier la résolution initiale. Des formules ont été retirées et la mention de « questions ouvertes » a été remplacé par un engagement au « dialogue ».
L’accord trouvé entre l’UE et la Serbie, témoigne de « notre engagement commun à donner une perspective européenne à la Serbie », a déclaré Catherine Ashton, jeudi 9 septembre. L’intégration européenne de Belgrade est ainsi conditionnée par l’avancée du dialogue avec Pristina, qui constituerait « un facteur de paix, de sécurité et de stabilité dans la région ».
« Cet accord ouvre la voie à un dialogue entre Belgrade et Pristina que la France n’a cessé d’appeler de ses vœux », s’est félicité le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. « Il s’agit d’un pas de plus dans la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo », a-t-il précisé.
Les tensions entre Pristina et Belgrade restent néanmoins vives. Le vote de la résolution a été retardé de près de trois heures, la Serbie ayant protesté contre la présence d’officiels kosovars dans l’assemblée. Le Kosovo n’est en effet pas membre des Nations Unies. Il est aujourd’hui reconnu par 22 des 27 États membres de l’UE.