L’UE financera seule le projet de GPS européen Galileo
La Commission a confirmé que Galileo serait financé entièrement par l’Union européenne. L’argent sera essentiellement prélevé sur des fonds non utilisés du budget européen en 2007 et 2008.
La Commission a confirmé que Galileo serait financé entièrement par l’Union européenne. L’argent sera essentiellement prélevé sur des fonds non utilisés du budget européen en 2007 et 2008.
En bref :
Le projet de GPS européen Galileo sera donc bien financé à 100% par l’Union européenne. La Commission européenne a confirmé, mercredi 19 septembre, qu’elle allait trouver les financements nécessaires en utilisant des fonds non utilisés destinés originellement à la préservation et à la gestion de ressources naturelles.
Les huit entreprises privées européennes spécialisées dans le domaine spatial (le géant de l’aérospatiale EADS, les français Thales et Alcatel-Lucent, le britannique Inmarsat, l’italien Finmeccanica, les espagnols AENA et Hispasat et le duo allemand Deutsche Telekom – Centre aérospatial allemand), au départ sensées financer Galiléo, se sont retirées du projet en juin dernier, jugeant les risques financiers trop élevés. Il s’agissait donc pour la Commission de trouver 2,4 milliards d’euros d’ici 2012 afin de combler le manque à gagner causé par le retrait des parties privées.
La solution choisie par la Commission permet à l’exécutif européen de ne demander aucune participation financière aux États membres. Un point qui aurait pu poser problème étant donnée l’opposition de certains d’entre eux au projet.
Les Pays-Bas et le Royaume-Uni estiment par exemple que le système américain GPS est amplement suffisant. La Commission estime en revanche que l’indépendance procurée par Galileo par rapport aux Américains est fondamentale.
Le projet a déjà pris quatre ans de retard. Normalement prévus pour 2008, les 30 satellites ne seront opérationnels qu’en 2012. A l’heure actuelle, quatre satellites seulement sont déjà en orbite.
Le marché du géo-positionnement est prometteur pour les années à venir : Américains, Russes et Chinois se sont aussi lancés dans la course.
Le vice-président de la Commission européenne en charge des Transports, Jacques Barrot, a réaffirmé son attachement au projet : « Je reste convaincu que l’Europe a besoin de Galileo. Aujourd’hui, j’ai mis tous les éléments sur la table qui permettront au Parlement européen et aux ministres de prendre les décisions nécessaires sur le programme et sur le financement avant la fin de l’année. »
Les ministres européens des transports débattront du projet le 1er octobre prochain lors d’un conseil des ministres.