L'UE offre de la haute technologie nucléaire à l'Iran en échange de l'arrêt de l'enrichissement d'ur

A l'issue d'une réunion le 15 mai 2006, les ministres européens des affaires étrangères ont indiqué que l'UE était prête à partager avec Téhéran la technologie nucléaire "la plus sophistiquée" à des fins pacifiques si l'Iran acceptait en échange d'arrêter le processus d'enrichissement d'uranium. 

A l’issue d’une réunion le 15 mai 2006, les ministres européens des affaires étrangères ont indiqué que l’UE était prête à partager avec Téhéran la technologie nucléaire « la plus sophistiquée » à des fins pacifiques si l’Iran acceptait en échange d’arrêter le processus d’enrichissement d’uranium. 

A l’issue de la réunion des ministres européens des affaires étrangères le 15 mai 2006, le haut responsable de la politique étrangère de l’UE, Javier Solana, a déclaré à la presse : « Nous pouvons vous [l’Iran] aider à disposer de la technologie nucléaire la plus sophistiquée. » Il a ajouté que les détails de cette offre ne seraient pas annoncés avant de plus amples consultations avec les Etats-Unis, la Russie et la Chine au cours des prochains jours. Cependant, il a précisé que cette nouvelle offre irait plus loin que la série de mesures proposée en août 2006. « Nous sommes prêts à proposer des mesures de coopération et à soutenir le développement du programme nucléaire civil de l’Iran à des fins pacifiques, » a ajouté la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik, actuelle présidente du Conseil Affaires étrangères de l’UE.

Quelques heures plus tôt, le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avait annoncé que Téhéran rejetterait « toute demande de suspension ou de pause de l’enrichissement d’uranium. »

L’élite iranienne semble avoir la même position quant aux tentatives de l’UE de suspendre le programme d’enrichissement d’uranium du pays. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et l’ancien président influent Akbar Hashemi Rafsanjani ont ainsi fait des annonces semblables ces derniers jours.

« Le Conseil regrette vivement le fait que les autorités iraniennes ne prennent pas les mesures jugées essentielles par le Conseil de l’AIEA et le Conseil de Sécurité des Nations Unies et menace de ne pas les prendre à l’avenir, » indique la version provisoire des conclusions du Conseil.

Par ailleurs, le Conseil « réaffirme le droit de l’Iran à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques conformément à ses obligations dans le cadre du TNP. A partir des propositions d’août 2005, comme l’a confirmé le Conseil dans ses conclusions de février 2006, l’UE serait prête à soutenir le développement d’un programme nucléaire civil sûr, durable et de non-prolifération, si les préoccupations de la communauté internationale n’avaient plus lieu d’être. »