L’UE soutient la décentralisation hors de ses frontières
La Commission européenne comme les ministres des Affaires étrangères conviennent de la nécessité de recourir davantage aux collectivités locales des pays tiers pour mettre en œuvre l'aide au développement.
La Commission européenne comme les ministres des Affaires étrangères conviennent de la nécessité de recourir davantage aux collectivités locales des pays tiers pour mettre en œuvre l’aide au développement.
Les ministres européens des Affaires étrangères viennent de donner suite aux propositions de la Commission européenne qui, dans une communication du 15 mai, souhaite renforcer le rôle des autorités locales dans la mise en œuvre de l’aide européenne apportée aux pays tiers.
La décentralisation « contribue à approfondir la démocratie », estiment les ministres dans leurs conclusions du 22 juillet, reconnaissant le rôle des autorités locales des pays tiers et des associations dans la lutte contre la pauvreté.
Pour la Commission, l’échelon local peut être une alternative pour continuer à acheminer des aides, lorsque le gouvernement central fait l’objet de sanctions pour non-respect des droits de l’Homme. Un motif qui conduit à la suspension des subsides européens.
De façon modeste, la Commission européenne permet aux collectivités locales européennes de financer des actions auprès de leurs homologues des autres continents, à hauteur de 702 millions d’euros sur 2011-2013. Ces politiques peuvent avoir de la valeur ajoutée, conviennent les ministres, notamment dans le domaine des migrations et de l’éducation. A condition toutefois d’éviter la « fragmentation » des programmes de développement, qui reposeraient sur des actions isolées les unes et autres au sein d’un même pays.
A l’avenir, le rôle des collectivités locales devrait être davantage pris en compte lors de la préparation de futures échéances : agenda de développement porté par les Nations-Unies après 2015 et 3ème conférence sur l’habitat et le développement urbain en 2016.