L'UE tente de casser les prix des communications mobiles à l'étranger [FR]

La Commission propose de réduire les frais que les opérateurs imposent pour permettre à leurs homologues étrangers d'accèder à leur réseau et espère ainsi faire baisser le prix des communications mobiles passées de l'étranger de près de 70%.

La Commission propose de réduire les frais que les opérateurs imposent pour permettre à leurs homologues étrangers d’accèder à leur réseau et espère ainsi faire baisser le prix des communications mobiles passées de l’étranger de près de 70%.

José Manuel Barroso, le Président de la Commission, a déclaré en présentant la proposition : « Nous avions promis de nous attaquer au problème des coûts excessifs de l’utilisation des mobiles à l’étranger. Aujourd’hui, nous tenons notre promesse ». Il a également ajouté que « les opérateurs ont réagi trop peu et trop tard ». 

Selon la Commission, les tarifs élevés sur les communications passées depuis l’étranger affectent aujourd’hui au moins 147 millions de citoyens européens, principalement des consommateurs privés et des PME. Elle a précisé que le prix moyen reste encore cinq fois supérieur au coût réel pour les opérateurs. 

Un nouveau projet de réglement propose donc de limiter les frais que les opérateurs imposent aux opérateurs étrangers lorsque leurs clients utilisent leurs réseaux à l’étranger. Le projet propose de réduire le prix de gros sur ces services et de limiter à 30% la marge qui peut être répercutée sur le consommateur. Le plafond pour les prix de gros pourrait être : 

  • 17 centimes d’euros pour recevoir des appels à l’étranger
  • 33 centimes d’euros pour les appels locaux (vers un autre opérateur du pays d’accueil)
  • 49 centimes d’euros pour les appels internationaux (vers un opérateur à l’étranger) 

Selon la Commissaire pour la société de l’information, Viviane Reding, la majoration du prix de 30% correspond à « la marge classique des opérateurs pour les communications domestiques ». 

Cependant, M. Barroso a donné aux opérateurs « une dernière chance pour montrer qu’ils sont vraiment sérieux sur l’auto-régulation ». S’ils baissent d’eux-mêmes les prix, une partie du règlement ne s’appliquerait tout simplement pas. 

Selon lui, « la proposition d’aujourd’hui comporte une partie sur le prix au détail des communications qui entrera en vigueur progressivement après une période de transition de 6 mois. Bien sûr, j’espère sincèrement que cette partie ne sera pas nécessaire car les opérateurs vont volontairement baisser les prix à un niveau acceptable ».