L’UE va arrêter de financer les centrales hydroélectriques roumaines

L’Union européenne ne considère plus l’énergie hydraulique roumaine comme un secteur nécessitant l’aide européenne. Cette décision fait suite à la signature d’un accord de partenariat entre l’UE et la Roumanie.

EURACTIV.fr
Barrage Vidraru sur la rivière Arges en Transylvanie (Credit: [Tupungato]/Shutterstock)
Barrage Vidraru sur la rivière Arges en Transylvanie (Credit: [Tupungato]/Shutterstock)

L’Union européenne ne considère plus l’énergie hydraulique roumaine comme un secteur nécessitant l’aide européenne. Cette décision fait suite à la signature d’un accord de partenariat entre l’UE et la Roumanie.

Le soutien à l’énergie hydraulique est le grand absent du nouvel accord de partenariat entre l’Union européenne et la Roumanie. Cet accord prévoit la stratégie d’utilisation par Bucarest des fonds structurels et des investissements européens pour la période 2014-2020.

Selon la Commission européenne, durant la phase de préparation et de négociation de l’accord de partenariat, la Roumanie a proposé de « modérer l’allocation pour le secteur de l’énergie ». Ainsi, pour la période 2014-2020, une enveloppe de 240 millions d’euros est destinée au secteur énergétique. Un montant que la Commission estime justifié puisqu’il s’appuie « sur l’analyse de l’accord de partenariat ».

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Le secteur de l’énergie comprend la production d’énergie à partir de sources d’énergie renouvelable, la modernisation de l’électricité et transport de gaz et de réseaux de distribution, la cogénération (production simultanée de deux formes d’énergie dans une même centrale), des compteurs intelligents et l’interconnexion de gaz.

Les objectifs de la Roumanie bientôt remplis

Pour justifier la fin des aides à l’énergie hydraulique, la Commission européenne explique que la Roumanie est sur le point d’atteindre ses objectifs nationaux de 24 % de consommation finale brute d’énergie à partir de ressources renouvelables d’ici 2020.

Déjà en 2012, 22,9 % de la consommation selon l’accord de partenariat soumis par la Roumanie ont été produits à partir de sources renouvelables, en particulier l’électricité hydraulique, selon la Commission européenne. De plus, la part de la production d’énergie à partir de sources renouvelables est également proche de l’objectif national (prévu 35 % en 2015 et 38 % en 2020).

Pour la période 2007-2013, des investissements atteignant la somme de 580 millions d’euros étaient prévus pour des projets liés à l’énergie en Roumanie cofinancé par l’Union européenne sous le fond européen de développement régional.

Le développement des centrales hydroélectriques dans la tourmente

En 2013, l’ONG WWF avait lancé une campagne intitulée « Mountain rivers : the last chance ». L’organisation internationale et la population reprochait à de nombreux projets de développement de microcentrales hydroélectriques de menacer les torrents et rivières ainsi que la faune et la flore dans des zones protégées de la région des Carpates.

Cette initiative a entrainé le gouvernement roumain à suspendre en janvier dernier les projets de construction de plusieurs centaines de centrales. Le ministre roumain en charge des forêts, de l’eau et de la pêche s’était lui-même dit prêt à lancer un débat public et de préparer une nouvelle législation sur ce sujet afin d’harmoniser  et d’intégrer la législation européenne sur la conservation de la nature.

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