L'UE va fêter ses 50 ans [FR]
Alors que les dirigeants européens s'apprêtent à célébrer le 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome le 25 mars 2007, des désaccords de dernière minute portant sur le contenu de la déclaration ont surgi.
Alors que les dirigeants européens s’apprêtent à célébrer le 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome le 25 mars 2007, des désaccords de dernière minute portant sur le contenu de la déclaration ont surgi.
Ce texte plus que controversé a été soigneusement préparé par la présidence allemande à la suite de consultations tenues secrètes avec les Etats membres de l’UE et les institutions.
A quelques jours de la déclaration, le président tchèque, Vaclav Klaus, a critiqué le « manque de transparence » dans la méthode de rédaction du texte.
La mention d’un futur traité constitutionnel, un des principaux points de désaccord, a finalement été abansonné en raison de la forte opposition d’Etats membres comme le Royaume-Uni et la Pologne. Il est probable, en revanche, que soit fait référence à un « traité » ou plus généralement à une « réforme institutionnelle ».
La mention de la monnaie unique et l’élargissement en tant qu’accomplissements européens soulèvent également la controverse. Mais finalement, le Royaume-Uni ne s’est pas opposé à une référence à l’euro, malgré l’absence de participation de quelques Etats membres à la monnaie unique.
Le point de vue des Etats membres européens sur l’élargissement et notamment sur un futur élargissement divergent considérablement. Certains pays tels que le Royaume-Uni soutiennent la poursuite de l’élargissmeent, alors qu’il s’agit pour d’autres d’une source de préoccupation majeure, en particulier en France et aux Pays-Bas où l’élargissment a participé le rejet du traité constitutionnel.
Le texte ne fera aucune mention aux racines judéo-chrétiennes de l’UE, proposition qui aurait paru inacceptable à des Etats membres à forte tradition laïque, comme la France.
Selon des sources de la Commission, l’année 2009 sera mentionnée comme date butoir pour la réforme institutionnelle, sans référence particulière à la forme qu’elle prendra. La présidence allemande a souligné que l’UE devrait tomber d’accord sur un nouveau traité et le signer avant les élections européennes de 2009.
La déclaration sera signée par les présidents du Conseil, du Parlement et de la Commission. Cependant, des sources ont révélé que tous les dirigeants européens n’étaient pas disposés à signer le texte.
Enfin, la chancelière allemande, Angela Merkel, devrait communiquer ses aspirations personnelles pour la présidence allemande, qui vise à remettre sur la bonne voie le traité constitutionnel actuellement dans l’impasse.