L'Ukraine prévoit de mettre un terme au monopole de Gazprom
L'Ukraine prévoit de signer un contrat avec l'entreprise énergétique allemande RWE pour l'importation de gaz via la Slovaquie en ayant recours à la technologie de l'inversion des flux. Bien que relativement modeste, ce projet est la première tentative de l'Ukraine pour réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe de Gazprom.
L'Ukraine prévoit de signer un contrat avec l'entreprise énergétique allemande RWE pour l'importation de gaz via la Slovaquie en ayant recours à la technologie de l'inversion des flux. Bien que relativement modeste, ce projet est la première tentative de l'Ukraine pour réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe de Gazprom.
L'Ukraine souhaite acheter trois millions de mètres cubes de gaz par jour à RWE, a rapporté le quotidien ukrainien Zerkalo Nedeli.
« Naftogaz prévoit de signer un contrat d'une durée limitée avec l'entreprise allemande RWE pour acheminer vers l'Ukraine du gaz acheté en Europe, et ce via des gazoducs slovaques. Le contrat devrait être signé dans un futur proche », peut-on lire sur le site Internet de Zerkalo Nedeli.
Selon l'ébauche de contrat consultée par le quotidien et selon certains spécialistes, cet accord serait « équilibré », ne ressemblerait pas à ceux conclus avec la Russie et ne contiendrait pas de conditions « excessives ».
Le journal a également rapporté que l'Ukraine avait mené des discussions avec la Turquie et la Bulgarie en vue d'acheminer du gaz naturel liquéfié des capacités de stockage turques via le système bulgare de transport gazier.
La Turquie et la Bulgarie ne verraient aucune objection à cela, a précisé le quotidien. La Bulgarie aura mis en place un gazoduc parallèle à celui utilisé pour transporter le gaz russe, ce qui pourrait permettre l'inversion des flux vers la Roumanie. L'Ukraine et la Roumanie devraient alors se mettre d'accord sur l'itinéraire du gazoduc pour le marché ukrainien.
Les discussions sur le prix du gaz entre l'Ukraine et son ancien maître soviétique durent depuis plus d'un an et n'ont toujours pas abouti à un résultat probant.
Les précédents conflits à ce sujet entre la Russie et l'Ukraine avaient entraîné une brève interruption de l'approvisionnement en gaz en Europe, poussant Gazprom et l'Union européenne à trouver d'autres itinéraire d'approvisionnement comme le gazoduc Nord Stream lancé l'an dernier ou celui toujours en projet, South Stream. [plus d'infos]