La BCE prévoit d'agir pour réduire la dette grecque

  Même si le gouvernement grec ne parvient pas à mettre en œuvre les réformes demandées à temps, la Banque centrale européenne (BCE) a fait savoir qu'elle accepterait d'échanger ses titres obligataires grecs, afin de réduire la dette du pays.

EURACTIV.com
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Même si le gouvernement grec ne parvient pas à mettre en œuvre les réformes demandées à temps, la Banque centrale européenne (BCE) a fait savoir qu'elle accepterait d'échanger ses titres obligataires grecs, afin de réduire la dette du pays.

La BCE a accepté d'échanger les obligations grecques qu'elle a achetées l'année dernière contre des obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF), le fonds de sauvetage temporaire de la zone euro, a rapporté le Wall Street Journal, citant des sources anonymes.

L'idée est que la BCE échangera les 50 milliards d'euros d'obligations grecques qu'elle a achetées pour 39 milliards d'euros contre des obligations du FESF, qui ne disposera plus de ces titres sur son bilan. Le FESF rendra ces obligations à la Grèce qui acceptera ensuite de rembourser le FESF au prix d'achat des titres, ce qui devrait lui permettre de réduire sa dette de 11 milliards d'euros, a expliqué le quotidien.

Cet échange n'aura toutefois pas lieu si les négociations sur la restructuration de la dette grecque n'ont pas d'issue favorable.

Dans le même temps, les partis politiques grecs ne sont pas parvenus hier (7 février) à se mettre d'accord sur les réformes à mettre en place pour réduire la dette du pays.

Ne respectant pas les dates butoirs prévues, les leaders des trois partis dans la coalition du premier ministre, Lucas Papademos, ont reporté à aujourd'hui ce qui devait être une réunion de crise.

M. Papademos, un technocrate parachuté au poste de premier ministre en novembre dernier pour garantir la conclusion d'un accord avec l'UE et le FMI sur un programme de renflouement de 130 milliards d'euros, tente de persuader les leaders des partis politiques d'accepter des mesures d'austérité et des réformes très impopulaires auprès de l’électorat grec en colère.

Des élections législatives sont prévues dès le mois d'avril prochain et les dirigeants de la coalition ne se pressent pas d'agir, malgré les demandes pressantes des leaders de la zone euro pour qu'ils prennent une décision rapidement. La Grèce risque la faillite le mois prochain si elle n'obtient pas les fonds de ce programme pour honorer les obligations qui arriveront bientôt à échéance.

« Nous ne pouvons pas accepter ces conditions si nous n'obtenons pas des garanties de la part des autorités concernées que ces actions soient constitutionnelles et sortent le pays de la crise », a déclaré George Karatzaferis qui dirige le parti LAOS d'extrême droite.

Alors que les discussions sur le renflouement du pays risquent de prendre une tournure dramatique, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont proposé lundi dernier (6 février) de créer un compte bloqué visant à rembourser partiellement les créanciers du pays dans le cas d'un défaut de paiement.