La Belgique favorable à la suspension d'Israël du programme Horizon Europe
La Belgique fait partie de la dizaine d'États membres qui soutiennent cette mesure, dont l'adoption est toutefois encore hors de portée.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré que son pays soutiendrait une proposition de la Commission européenne visant à suspendre Israël d’une partie de son programme pour la recherche et l’innovation, Horizon Europe.
Maxime Prévot a indiqué que les ambassadeurs de l’UE pourraient se réunir à nouveau la semaine prochaine, mercredi 13 août, si une majorité qualifiée de pays est d’accord. La dernière fois qu’ils se sont réunis, une telle majorité faisait défaut. La Belgique, elle, soutenait déjà cette mesure.
La France, l’Espagne, l’Irlande et les Pays-Bas y sont également favorables, comme d’autres pays, bien que la majorité requise ne soit pas encore atteinte.
La Commission a proposé cette suspension partielle du programme Horizon après avoir constaté que les progrès restaient insuffisants face à la situation humanitaire catastrophique à Gaza, et ce malgré l’accord conclu par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avec Israël pour acheminer davantage d’aide.
Maxime Prévot a déclaré qu’Israël perdrait l’accès à environ 400 millions d’euros de subventions s’il était exclu du programme Horizon. Il a demandé à la Commission de présenter rapidement d’autres « mesures concrètes » concernant l’accord d’association UE-Israël. Cet accord donne à ce pays du Moyen-Orient des avantages commerciaux et en matière d’accès aux visas pour l’UE.
Le Service européen pour l’Action extérieure (SEAE) a estimé que Tel-Aviv ne respectait pas ses engagements en matière de droits de l’Homme dans le cadre de l’accord d’association.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]