La Commission compte supprimer 368 postes en 2015

La Commission s'apprête à réduire ses effectifs de 368 personnes dans le cadre de son projet budgétaire de 2015. L'exécutif européen coûte 64 centimes par jour aux citoyens européens.

EURACTIV.com
The European Commission will lose 368 jobs. [Sébastien Bertrand/Flickr]
The European Commission will lose 368 jobs. [Sébastien Bertrand/Flickr]

La Commission s’apprête à réduire ses effectifs de 368 personnes dans le cadre de son projet budgétaire de 2015. L’exécutif européen coûte 64 centimes par jour aux citoyens européens.

La Commission a annoncé que les coupes dans le budget de l’UE auront pour conséquence la suppression de 508 postes sur plusieurs années. Cette réduction du personnel sera compensée par une redistribution des tâches parmi les agences exécutives. Ces agences aident la Commission à gérer des projets européens sur des périodes de temps données.

Les coupes budgétaires selon l’accord devraient baisser le nombre d’employés de 1 % chaque année jusqu’à ce que le seuil de 5 % soit atteint. Cette mesure permettrait d’économiser 23 millions d’euros. C’est la troisième réduction de poste en trois ans.

Depuis 2013, le personnel compte 1011 personnes en moins dans ses rangs. Ces réductions de personnel font partie d’une stratégie en vue d’assurer une plus grande efficacité dans un contexte de crise.

Le porte-parole de la Programmation financière et du budget, Patrizio Fiorilli, a ainsi déclaré « en d’autres termes, nous allons faire plus avec moins, puisque la réduction du personnel coïncide avec une inflation des tâches pour l’UE, parmi lesquelles la surveillance du secteur bancaire européen ».

 En 2013, les règlements en matière de personnel ont été modifiés. Le volume horaire minimum a été porté à 40 heures par semaine, sans qu’il y ait pour autant de compensation. L’âge de départ à la retraite a été repoussé et des mesures pour suspendre des clauses liées aux salaires et à la retraite ont été introduites.

Dépenses totales de 145,6 milliards

Le projet de budget prévoit des dépenses à hauteur de 142,1 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,3 milliard d’euros par rapport aux projections de 2014. Ces dépenses sont en baisse de 2,5 milliards par rapport au budget de 2013 et 40 % des dépenses de 2015 seront assignées au remboursement des dettes des projets financés par l’UE sur la période de 2007 à 2013.

Si on ajoute certains engagements de financement et certaines dépenses engagées, les dépenses totales s’élèveront à 145,6 milliards d’euros.

La Commission a également indiqué que « l’augmentation proposée de 2,1 % des dépenses engagés et de 1,4 % des paiements sera quasiment amortie par le taux d’inflation prévu pour 2015 ».

Les programmes destinés à relancer l’économie et l’emploi voient leur budget augmenter, soit une hausse de 29,5 % par rapport à 2014. Ces programmes comprennent Horizon 2020, le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe et l’Initiative pour l’emploi des jeunes.

Les autres domaines qui voient leur budget augmenter sont ceux liés aux questions de l’asile, de l’immigration et le fond européen d’intégration (+140 M), ainsi que la protection de la santé des Européens et des consommateurs (+20 %).

Les fonds structurels destinés aux régions les plus pauvres d’Europe ont vu leur budget amputé de 5 %, budget qui s’élève néanmoins à 51,6 milliards d’euros et qui reste malgré tout la principale composante des dépenses européennes.

  La Commission a adopté le projet de budget le 12 juin. Le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen doivent maintenant adopter leur position respective avant de trouver un accord de compromis, et ce, dans un délai de 21 jours.

 L’exécutif européen a demandé une augmentation du budget afin de combler les déficits de financement de ces deux dernières années. Il a ainsi proposé 9 amendements sur le budget de l’année dernière, qui proposent une augmentation de 15 milliards d’euros.

Le Commissaire du budget, Janusz Lewandowski a déclaré a ce sujet « que le projet de budget de 2015 [. . . ] réussit à prendre en compte les enjeux présents et ceux à venir, par exemple la crise ukrainienne ou la nécessité de renforcer la sécurité énergétique de l’UE ».

Chaque État membre reverse un certain pourcentage de ses recettes dégagées sur la TVA et attribue 1 % de son produit intérieur brut au budget européen. Selon la Commission, l’UE coûte à chaque citoyen européen 64 centimes d’euros par jour.