La Commission demande une augmentation des financements pour l'environnement

Hier (12 décembre), la Commission européenne a réclamé une augmentation de 52 % des financements alloués à l'Instrument financier pour l'environnement, ainsi qu'un renforcement du programme visant à lutter contre le changement climatique.

EURACTIV.com
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Hier (12 décembre), la Commission européenne a réclamé une augmentation de 52 % des financements alloués à l'Instrument financier pour l'environnement, ainsi qu'un renforcement du programme visant à lutter contre le changement climatique.

L'exécutif européen a approuvé l'augmentation de la capacité du programme LIFE, notamment grâce à des financements accrus qui atteindront 3,2 milliards d'euros dans le budget 2014-2020, par rapport aux 2,1 milliards alloués au programme actuellement.

Cette proposition inclut 800 millions d'euros pour l'action climatique et encourage le financement « intégré » de projets environnementaux en utilisant de l'argent issu d'autres sources de l'UE, des gouvernements et d'organisations privées.

Le commissaire à l'environnement, Janez Poto?nik, a déclaré que cette proposition présentait une augmentation importante pour un programme qui contribue depuis 1992 au financement d'initiatives environnementales à l'échelle locale et régionale dans l'UE, ainsi que dans certains pays candidats et en voie d'adhésion.

Les organisations de protection de l'environnement affirment cependant que cette proposition ne va pas assez loin.

« LIFE est l'un des plus grands succès de l'Europe, il est très bénéfique à la nature et à notre bien-être, et ce sans requérir beaucoup d'investissements », a expliqué Ariel Brunner, responsable de la politique européenne à BirdLife Europe, une coalition d'organisations de conservation.

Dans un communiqué, BirdLife réclame un budget d'au moins 10 milliards d'euros pour LIFE.

Davantage de flexibilité

La Commission souhaite rendre le cofinancement plus flexible et accélérer l'approbation financière pour les projets locaux et régionaux. Elle cherche à améliorer ce qui, selon certains fonctionnaires et bénéficiaires européens, reste un processus d'approbation lourd qui décourage l'innovation et l'action.

Avant que la proposition ne soit adoptée par la Commission, M. Poto?nik avait également affirmé que ces changements avaient pour objectif de mieux coordonner les projets environnementaux dans le cadre des programmes de l'UE. Il avait en outre mentionné la possibilité d'une planification coordonnée pour les projets financés via les fonds de développement rural de la politique agricole commune.

La Commission estime que le nouveau programme aidera les gouvernements régionaux à améliorer leur gestion de l'eau et des déchets. Il permettra également d'améliorer la qualité de l'air pour 10 % de la population de l'UE, ou 50 millions de personnes, a affirmé M. Poto?nik.

Lorsqu'EURACTIV lui a demandé si les financements alloués à la préservation de la qualité de l'air étaient adéquats étant données les récentes études montrant un renversement de tendance dans les efforts de réduction de la pollution, il a défendu ses objectifs.

« Il s'agit de la philosophie de ces projets intégrés, on collecte de l'argent à partir de plusieurs sources et on a beaucoup plus d'influence que par le passé », a expliqué M. Poto?nik. « Ces objectifs sont loin de manquer d'ambition. »

Ces dernières années, le programme LIFE a financé la conservation des forêts en Irlande, des technologies pour le traitement des eaux usées industrielles en Italie, un projet néerlandais pour réduire la pollution sonore dans les ports et la décontamination de plusieurs lacs polonais pollués au phosphate.