La Commission prête à donner son feu vert à la Lettonie dans l'euro
Le pays balte deviendrait le 18e membre de la zone euro. Les Etats doivent encore donner leur aval.
Le pays balte deviendrait le 18e membre de la zone euro. Les Etats doivent encore donner leur aval.
L’annonce officielle ne sera faite que mercredi 5 juin mais déjà, l’information circule. La Commission a un avis « positif » sur l’adhésion de la Lettonie à la zone euro, rapporte l’agence Reuters.
Orthodoxie budgétaire
La décision se fonde sur les cinq critères prévis par le traité de Maastricht : le niveau de déficit et dette de l’Etat, l’inflation, les taux d’intérêt à long terme et la parité stable avec l’euro.
Ce choix a été encouragé par la mise en oeuvre par Riga d’un programme d’austérité, l’un des plus sévères de l’UE, pour rétablir ses finances publiques. Le produit intérieur brut (PIB) letton a en effet chuté de 21 % à la suite de la crise de 2008-2009.
La Lettonie a ramené l’an dernier son déficit budgétaire à 1,2% de son PIB, sous le plafond de 3% nécessaire. Le gouvernement a réussi à maintenir la dette publique du pays à 41% de son PIB, soit bien en-deçà du plafond fixé à 60%.
Il a par ailleurs été choisi pendant la crise de ne pas recourir à une dévaluation de la monnaie, le lat. Une telle décision aurait mis fin à sa parité avec l’euro et ruiné les chances du pays de rejoindre l’euro. La Lettonie se place ainsi dans la lignée de la position défendue au sein de l’UE par l’Allemagne, peu favorable aux leviers monétaires.
Faiblesses structurelles
Aujourd’hui, la croissance est de retour avec une hausse du PIB de 5,1% l’année dernière mais le pays fait encore face à de nombreuses faiblesses. Le taux de chômage reste élevé, à 14%, accentuant la fuite des cerveaux. Les investissements dans l’enseignement supérieur sont les plus faibles de l’UE. La proportion de diplômés en sciences humaines est très importante et ne correspond pas aux compétences attendues par les employeurs, qui recherchent en particulier des informaticiens.
Les chefs d’Etat et de gouvernement devront encore valider la candidature du pays balte qui deviendrait le 18e membre de la zone euro. La Banque centrale européenne et le Parlement donneront aussi leur avis.