La Commission réclame la réduction des tarifs pour les cartes de crédit [FR]
Selon un rapport préliminaire sur l’industrie des cartes de paiement publié le 12 avril 2006 par la DG Concurrence, le secteur violerait la règlementation anti-trust de l’Union Européenne.
Selon un rapport préliminaire sur l’industrie des cartes de paiement publié le 12 avril 2006 par la DG Concurrence, le secteur violerait la règlementation anti-trust de l’Union Européenne.
« Le secteur des cartes de paiement demeure national, et certains acteurs locaux empêchent la concurrence de se développer, » a affirmé la Commissaire à la Concurrence Neelie Kroes.
Le rapport identifie l’importance des différences de prix comme problème principal. Dans certains états membres, les consommateurs paient 100% de plus pour les services Visa et MasterCard que dans les autres pays. Les charges des entreprises à travers les 25 peuvent varier jusqu’à 500% pour la carte Visa et jusqu’à 650% pour la Mastercard. De plus, les PME paient jusqu’à 70% de plus que les grandes entreprises pour l’usage des cartes de paiement. Ces observations, auxquelles s’ajoute les 1 350 milliards de profits réalisés par le secteur des cartes de paiement en 2004, alimentent les inquiétudes de la Commission quant au caractère concurrentiel de ces marchés.
En outre, le rapport révèle plusieurs barrières structurelles, techniques et comportementales à la pénétration du secteur en question, telles que l’application de normes techniques divergentes d’un Etat membre à l’autre – qui empêche les prestataires de services d’opérer à l’échelle européenne, les banques qui s’associent avec les détaillants au lieu de se faire concurrence ou encore les accords entres banques locales qui ont pour effet d’accroître les coûts pour les entrants potentiels.
Selon la Commission, l’économie de l’Union pourrait économiser entre 50 et 100 milliards d’euros par an, si le secteur des cartes de paiement était plus intégré et concurrentielle, et si les paiements transfrontaliers étaient aussi peu contraignants que les paiements nationaux.