La Croatie remplit tous les critères Schengen, selon le rapporteur du Parlement européen

Il n’y a pas de raison pour que la Croatie ne puisse pas rejoindre l’espace Schengen car elle remplit tous les critères, a indiqué le rapporteur du Parlement européen sur cette question lors d’une session de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE).

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Même si le Parlement n’a qu’un rôle consultatif dans le processus, les commentaires de l’eurodéputé portugais Paulo Rangel devant la commission lundi semblent confirmer que la Croatie, qui a rejoint l’UE en 2013, est sur la bonne voie pour devenir membre de l’espace Schengen le 1er janvier. [EPA-EFE/JOSE COELHO]

Il n’y a pas de raison pour que la Croatie ne puisse pas rejoindre l’espace Schengen car elle remplit tous les critères, a indiqué le rapporteur du Parlement européen sur cette question lors d’une session de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE).

Les dirigeants européens ont soutenu l’entrée de la Croatie dans la zone sans passeport en décembre dernier, bien que la décision formelle finale se fasse toujours attendre.

Même si le Parlement n’a qu’un rôle consultatif dans le processus, les commentaires de l’eurodéputé portugais Paulo Rangel devant la commission lundi semblent confirmer que la Croatie, qui a rejoint l’UE en 2013, est sur la bonne voie pour devenir membre de l’espace Schengen le 1er janvier.

M. Rangel, qui a visité la Croatie, et notamment ses zones frontalières, la semaine dernière, a indiqué à la commission que « la sécurité aux frontières et le respect des droits fondamentaux sont très satisfaisants ».

La présidence tchèque du Conseil de l’UE a également déclaré qu’elle tenterait de faire en sorte que le feu vert final soit donné avant la fin de son mandat en décembre.

L’adhésion de Zagreb à cet espace de libre circulation sans contrôles aux frontières intérieures est depuis longtemps une question sensible en raison des inquiétudes suscitées par le traitement réservé par la Croatie aux migrants et aux réfugiés.

Certaines ONG ont accusé le pays de trop vouloir prouver sa capacité à protéger les frontières de l’UE et de repousser les migrants avec une violence excessive.

La Croatie a reconnu en octobre que ses policiers avaient participé à de violentes opérations de refoulement de migrants à la frontière avec la Bosnie, pays voisin non-membre de l’Union.

Réagissant aux commentaires des eurodéputés selon lesquels il y a eu des rapports de viols et de torture de migrants aux mains de la police croate, M. Rangel a déclaré : « Je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas de problèmes, tous les pays aux frontières extérieures en ont, mais les affirmations selon lesquelles des migrants ont été violés et torturés ne sont pas exactes ».

Une équipe d’EURACTIV qui s’est rendue à l’une des frontières de la Croatie avec la Bosnie en octobre 2021 a rapporté que les fonctionnaires sur le terrain et les témoignages directs des migrants suggéraient des actes de violence illégaux systématiques aux frontières et des refoulements de la part de la police croate.