La Croatie veut aider les autres pays de l’ex-Yougoslavie à entrer dans l’UE [FR]

Zagreb a déclaré qu’elle souhaitait partager la législation européenne qu’elle a déjà transposé en droit interne avec trois autres pays de l’ex-Yougoslavie, qui en sont à un stade moins avancé de leur propre processus d’adhésion, a appris EURACTIV.

Zagreb a déclaré qu’elle souhaitait partager la législation européenne qu’elle a déjà transposé en droit interne avec trois autres pays de l’ex-Yougoslavie, qui en sont à un stade moins avancé de leur propre processus d’adhésion, a appris EURACTIV.

Zeljko Kupresak, l’ambassadeur croate auprès de la Serbie, a déclaré dimanche (5 décembre) que la Croatie, en tant que pays des Balkans occidentaux le plus avancé sur le chemin de l’adhésion à l’UE, était prête à aider les autres pays de la région avec leurs propres candidatures à l’UE, a rapporté l’agence croate HINA.

La Croatie a déclaré qu’elle allait mettre à la disposition de la Serbie mais aussi de tous les pays sa traduction de l’acquis communautaire dès qu’ils commenceront leurs négociations d’adhésion avec l’UE, a déclaré M. Kupresak lors d’une conférence internationale d’organisations non gouvernementales pour la jeunesse à Belgrade.

J’entends par là des pays avec des langues similaires, comme la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, a-t-il ajouté.

M. Kupresac a ajouté que la Croatie ne chercherait pas de compensation et qu’il s’agissait d’un geste de bonne volonté, parce que l’accélération de l’intégration européenne des pays de la région était aussi de l’intérêt de Zagreb. Il a démenti l’information parue dans la presse serbe affirmant que la Croatie ne fournirait pas ses traductions à la Serbie malgré sa promesse.

M. Kupresac a déclaré que le projet d’intégration européenne ne pouvait pas et ne devait pas être considéré comme achevé tant que les pays des Balkans occidentaux ne seraient pas pleinement intégrés dans l’Union, ajoutant que cela était le seul moyen de parvenir à une stabilité, une sécurité et une prospérité de long terme dans la région.

 Pierre Mirel, directeur du département des Balkans occidentaux à la Commission européenne, a écarté les inquiétudes exprimées par certains fonctionnaires des Balkans selon lesquelles l’UE fermerait ses portes à l’adhésion à d’autres prétendants après avoir accueilli la Croatie.

Parmi les défis les plus importants auxquels doivent faire face les pays des Balkans occidentaux sur le chemin de l’adhésion à l’UE, le règlement de différends frontaliers mutuels, les poursuites contre les crimes de guerre, et le besoin d’une plus forte promotion de la coopération régionale afin de régler le statut des réfugiés et des personnes déplacées au niveau interne.