La croissance du chômage est « une tragédie pour l’Europe »

László Andor, le commissaire en charge de l’emploi et des affaires sociales, a qualifié les nouveaux taux de chômage publiés par Eurostat hier (2 avril) d’« inacceptables » et de « tragédie pour l’Europe ». La zone euro compte 12 % de demandeurs d’emploi, contre 7,7 % aux États-Unis.

EURACTIV.com

László Andor, le commissaire en charge de l’emploi et des affaires sociales, a qualifié les nouveaux taux de chômage publiés par Eurostat hier (2 avril) d’« inacceptables » et de « tragédie pour l’Europe ». La zone euro compte 12 % de demandeurs d’emploi, contre 7,7 % aux États-Unis.

 

 

 

 

L'office européen des statistiques, Eurostat, a publié de nouvelles données indiquant que, pour la première fois, le taux de chômage dans la zone euro a atteint 12 % en février 2013, contre 10,9 % un an auparavant. Dans les Vingt-Sept, le taux était de 10,9 %, une légère hausse par rapport au 10,2 % de février 2012.

 

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en février est passé à 19,071 millions, environ deux millions de plus que l'année dernière. Dans tous les États membres de l'UE, le nombre de sans-emploi s'élevait à 26,338 millions, une hausse de deux millions par rapport à 2012.

 

Aux États-Unis, le taux de chômage équivalait à 7,7 % en février 2013 et à 4,2 % en janvier 2013.

 

Les statistiques ne comprenaient pas de données pour la Grèce. L'Espagne est  le pays au  taux de chômage le plus élevé  dans le tableau, avec 26,3 %, contre 23,9 % en 2012. Le Portugal arrive en avant-dernière position et enregistre un taux de 17,5 % en comparaison aux 14,8 % de l'année dernière. En Irlande, le taux de chômage est de 14,2 %, une amélioration par rapport à l'année dernière (15,1 %). Chypre enregistre une forte hausse et passe de 10,2 à 14 %.

 

L'Autriche, l'Allemagne et le Luxembourg font partie du peloton de tête avec respectivement 4,8 %, 5,4 % et 5,5 %.

 

« Ces taux de chômage élevés  inacceptables constituent  une tragédie pour l'Europe et un signal de la gravité d'une crise dans laquelle se trouvent maintenant certains pays de la zone euro. L'UE et ses États membres doivent mobiliser tous les instruments disponibles afin de créer des emplois et de retrouver une croissance durable », a déclaré László Andor, le commissaire en charge de l’emploi et des affaires sociales, cité par la porte-parole Chantal Hugues.

 

« Les jeunes ont besoin de plus de soutien pour acquérir les bonnes  conséquences afin d'augmenter leurs probabilités de trouver un emploi et des postes vacants existants. C'est la raison pour laquelle la Garantie pour la jeunesse, convenue par les ministres de l'UE le 28 février, doit être mise en place de toute urgence », a-t-elle ajouté.

 

Selon les données publiées en février, 5,694 millions de jeunes de moins de 25 ans étaient sans emploi dans les 27 États membres de l'UE, dont 3,581 millions dans la zone euro. En comparaison avec les données de février 2012, le taux de chômage des jeunes a augmenté de 196 000 dans les 27 États membres de l'UE et de 188 000 dans la zone euro.

 

La Grèce (58,4 % en décembre 2012), l'Espagne (55,7 %), le Portugal (38,2 %) et l'Italie (37,8 %) font partie des plus mauvais élèves en matière de taux de chômage des jeunes.

 

L'Allemagne (7,7 %), l'Autriche (8,9 %) et les Pays-Bas (10,4 %) enregistrent quant à eux les taux les plus bas.