La croissance moins bonne que prévu en 2012 et 2013

Le gouvernement a tablé sur une augmentation du PIB de 0,8%. Mais les économistes tablent sur un maximum de 0,4% voir une récession.

EURACTIV.fr

Le gouvernement a tablé sur une augmentation du PIB de 0,8%. Mais les économistes tablent sur un maximum de 0,4% voir une récession.

Les prévisions de croissance se succèdent, et les nouvelles sont de plus en plus mauvaises. Le gouvernement avait prévu 1% pour 2013 avant de revoir sa copie à 0,8%. 

Selon les prévisions de l’Insee, dévoilées jeudi 4 octobre, la France devrait échapper de peu à la récession en 2012 avec 0,2% de croissance. Si ces chiffres se confirment, ils porteront à cinq trimestres consécutifs la stagnation de l’économie. 

Pour l’année suivante, les prévisions sont moins bonnes que celles utilisées par le gouvernement pour bâtir son budget. « Un consensus d’économiste » table sur 0,4%, précise Reuters. 

Récession

De son côté, le directeur de la recherche et des études économiques de Natixis, Patrick Artus, cité par Le Monde, prévoit la récession en 2013. Selon lui, le recul de l’activité devrait se situer entre 0,4% et 1% du PIB. Quant au déficit public, il serait supérieur aux 3% sur lesquels la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens. 

L’Insee a aussi revu à la baisse ses perspectives pour la zone euro, qu’elle voit en récession de 0,5% en 2012, alors qu’elle prédisait auparavant un recul du PIB de 0,3%.

La hausse de l’euro, la faiblesse de la demande externe due au ralentissement des économies émergentes, le rebond des prix du pétrole et une demande interne pénalisée par les efforts de consolidation budgétaires sont autant de facteurs qui pèsent sur les pays de la monnaie unique.

Mais pour l’institut, l’économie française paraît en mesure de limiter les dégâts grâce à ses « résistances internes ». 

Parmi celles-ci, il fait état d’un « acquis de croissance » de la production manufacturière de 0,5% à fin juillet pour le 3e trimestre qui devrait lui permettre de compenser en bonne partie la dégradation enregistrée depuis le milieu de l’été.