La destruction de l’environnement est le huitième « péché » capital

Le Vatican souhaite ajouter le changement climatique à la liste des péchés à confesser

EURACTIV.com
Le pape Léon XIV [Photo : Vatican Pool/Giuliani/GG/Mondadori Portfolio via Getty Images]

Les militants écologistes ont peut-être trouvé un allié inattendu : l’Église catholique romaine.

Dans un nouveau document publié cette semaine avec l’autorisation du pape, l’Église avance la notion de « péché contre la création et le créateur ».

Le raisonnement qui sous-tend ce « péché écologique » est assez simple. La destruction de l’environnement, en termes chrétiens, revient à aller à l’encontre de la création de Dieu et à nuire aux générations futures.

Le document présente ce qu’il qualifie de « diagnostic audacieux », décrivant la crise écologique et sociale actuelle comme « myope et suicidaire » :

Le message spirituel qui en découle est tout aussi direct. Reconnaître honnêtement ce péché, affirme le Vatican, devrait ouvrir la voie à une « conversion écologique ».

« La question écologique est une question théologique », indique le texte. Ce faisant, le Vatican inscrit de fait l’action climatique dans le langage de la responsabilité morale

Il appelle ensuite « tout le monde », en particulier les responsables publics, à agir de toute urgence pour protéger la planète et préserver l’habitabilité de notre « maison commune ».

Il rappelle également le « principe du sabbat », c’est-à-dire l’idée qu’un jour par semaine devrait être consacré au repos, à la prière et permettre à la Terre de se régénérer selon ses rythmes naturels.

Un quasi-rebranding de « Fridays for Future », mais le dimanche.

Ce document paraît la même semaine où le Programme des Nations unies pour l’environnement a averti que l’objectif de l’Accord de Paris, visant à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C, est voué à l’échec,

(bw)