La dirigeante espagnole de Sumar dénonce « l’apartheid israélien » à l’encontre du peuple palestinien
«L’ apartheid israélien » contre le peuple palestinien doit être fermement condamné, a déclaré mercredi la dirigeante de Sumar et ministre du Travail par intérim, Yolanda Díaz, après avoir été accusée de ne pas avoir condamné les attaques contre Israël.
«L’ apartheid israélien » contre le peuple palestinien doit être fermement condamné, a déclaré mercredi (11 octobre) la dirigeante de Sumar et ministre du Travail par intérim, Yolanda Díaz, après avoir été accusée de ne pas avoir condamné les attaques contre Israël, ce qu’elle a fait peu de temps après.
Montrant encore une fois des différences tangibles entre le Parti socialiste (Parti socialiste ouvrier espagnol/PSOE, Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates/S&D) et Unidas Podemos (Gauche de l’UE), auquel Mme Díaz appartient toujours, la ministre et possible future vice-présidente a condamné « haut et fort l’apartheid israélien et la violence contre la population civile, peu importe d’où elle vient », a rapporté le partenaire d’Euractiv, EFE.
Lors d’une conférence du parti La Gauche, Mme Díaz a clairement exprimé son rejet des attaques terroristes du Hamas contre les civils israéliens, après avoir été accusée par Partido Popular (Parti populaire/PP, Parti populaire européen/PPE), la principale force d’opposition au parlement espagnol, de ne pas avoir condamné assez clairement les attaques contre Israël.
Bien que mercredi, Mme Díaz n’ait pas clairement fait référence au Hamas en tant que groupe terroriste, tel que défini par l’UE et les États-Unis, des sources de Sumar ont souligné qu’« il est évident » que c’est le cas, car le groupe figure sur la liste des organisations terroristes de l’UE.
Mardi, des sources du PP ont critiqué certaines voix au sein de la coalition gouvernementale en place qui n’auraient pas rejeté fermement les attaques du Hamas.
Le commissaire Varhelyi vivement critiqué
Parmi eux, la ministre des Droits sociaux par intérim, Ione Belarra (Unidas Podemos/« Unies, nous pouvons »), a violemment critiqué « le silence complice face aux attaques d’Israël contre le peuple palestinien », et a accusé l’État d’Israël d’avoir passé « des décennies à soumettre le peuple palestinien à l’apartheid », a rapporté Onda Cero.
Mme Díaz a également critiqué très sévèrement la Commission européenne mercredi, et plus particulièrement le commissaire chargé de la politique de voisinage, Oliver Varhelyi, dont la proposition initiale de suspendre l’aide humanitaire au peuple palestinien, qu’il a ensuite modifiée, a été qualifiée de « scandaleuse » par la ministre espagnole.
L’UE, a souligné Mme Díaz, devrait mener une action internationale pour promouvoir la paix dans la région « et ne pas punir un peuple entier ».
Pedro Sánchez, unique voix « autorisée »
D’autre part, et face aux critiques acerbes exprimées mardi par le PP et le parti d’extrême droite Vox, troisième force au Parlement, le PSOE a rappelé mercredi que c’est Pedro Sánchez, le Premier ministre en exercice, qui fixe les orientations de la politique étrangère à Madrid, et non ses ministres.
Le porte-parole du PSOE au Parlement, Patxi López, a souligné que M. Sánchez et l’ensemble du gouvernement avaient déjà fermement condamné les attentats terroristes.
Par ailleurs, la justice espagnole a annoncé qu’elle allait ouvrir une enquête pour élucider la mort de la jeune hispano-israélienne Maya Villalobos Sinvany et la disparition du citoyen basque Iván Illarramendi et de son épouse, une ressortissante chilienne, après les attaques à Gaza, a rapporté EFE.
La juge María Tardón a reconnu la compétence des tribunaux espagnols pour enquêter sur les disparitions de ces trois citoyens, considérant que les événements pouvaient être qualifiés de crime présumé de terrorisme et qu’il était du ressort de la juridiction espagnole d’enquêter sur ces événements, étant donné que les deux victimes étaient de nationalité espagnole et qu’un parent au premier degré de l’une d’entre elles était présent.