La France appuie le plan d’austérité de la Grèce
Après Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à Georges Papandréou, moins d’un mois après le Conseil européen du 11 février, qui exigeait d’Athènes d’importantes mesures pour réduire ses déficits.
Après Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à Georges Papandréou, moins d’un mois après le Conseil européen du 11 février, qui exigeait d’Athènes d’importantes mesures pour réduire ses déficits.
«La Grèce peut compter sur le plein soutien de la France», a affirmé Nicolas Sarkozy, dimanche 7 mars, à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre grec, George Papandreaou. «La Grèce a fait ce que l’Europe lui a demandé», a affirmé le président français, en rappelant que le 11 février, le Conseil européen avait demandé à Athènes de prendre les mesures adéquates pour réduire son déficit budgétaire de 4% en 2010.
Athènes ne demande toujours aucun soutien financier aux autres États membres de la zone euro. Mais le président français a affirmé que si c’était le cas, ces derniers étaient prêts à prendre leurs responsabilités. «L’euro est notre monnaie. L’euro implique la solidarité. Il ne peut pas y avoir de doute sur l’expression de cette solidarité», a-t-il dit.
Le président français a annoncé que la Grèce, la France et l’Allemagne avaient l’intention de prendre «une initiative concertée contre la spéculation». Avant d’ajouter que «la zone euro [devait] se porter aux côtés d’un de ses membres attaqué». Le président français a affirmé que le président de la Banque centrale européenne, le président de la Commission et le président permanent du Conseil européen partageaient ce raisonnement.
«Si les attaques spéculatives continuent, ces attaques ne seront plus un problèmes grec. Il s’agira là de spéculations contre l’Europe et contre l’euro», a pour sa part prévenu le premier ministre grec. «Nous voulons pouvoir emprunter comme tout autre pays de la zone euro avec un taux similaire, sinon identique, à celui des autres pays de la zone euro», a-t-il également souligné.