La France revendique un assouplissement de ses objectifs budgétaires

Ramener le déficit nettement en-deçà de 3% d'ici 2014 n'est pas raisonnable, estime le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.

EURACTIV.fr

Ramener le déficit nettement en-deçà de 3% d’ici 2014 n’est pas raisonnable, estime le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici.

La France tord le bras aux objectifs européens, car elle « ne veut pas mener de politique d’austérité », selon les termes du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. La frontière à ne pas dépasser est ténue, puisqu’elle se mesure en dixième de point de PIB. Ainsi, Paris se résout à ramener son déficit sous la barre des 3% en 2014, contre 3,7% cette année. L’objectif poursuivi serait de 2,9%, rapporte Le Monde, bien que Pierre Moscovici n’ait pas confirmé le chiffre.

« Je dis que le rythme de la consolidation budgétaire doit être compatible avec la préservation de la croissance en France, c’est-à-dire dire laisser jouer les stabilisateurs automatiques quand la croissance est faible en Europe », a-t-il indiqué dimanche 14 avril sur BFM TV. L’idée de pousser la rigueur pour obtenir « 2,5% ou 2,7% » ne « paraît pas raisonnable », a-t-il ajouté.

La stratégie de la France sera plus amplement détaillée à l’occasion de la présentation du programme de stabilité et du programme national de réformes que Paris doit transmettre au Parlement français dans les prochains jours, avant de les envoyer à la Commission européenne fin avril.