La France veut aborder la question des Roms lors du sommet d'octobre
Le gouvernement français demandera à la présidence chypriote du Conseil de l'UE de mettre la question de l'inclusion des Roms au programme du sommet européen des 18 et 19 octobre prochain. C'est ce qu'a annoncé le gouvernement hier (22 août).
Le gouvernement français demandera à la présidence chypriote du Conseil de l'UE de mettre la question de l'inclusion des Roms au programme du sommet européen des 18 et 19 octobre prochain. C'est ce qu'a annoncé le gouvernement hier (22 août).
Les camps de Roms et l'intégration de ces populations ont dominé l'ordre du jour de la première réunion interministérielle présidée par le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, après les vacances d'été. Cette question a fait les gros titres des journaux cet été, à mesure que la population française se plaignait de plus en plus de la profusion de camps de Roms dans le pays.
Dans le but de faciliter l'accès des immigrés roms (pour la plupart originaires de Bulgarie et de Roumanie) à l'emploi, la France envisagera la possibilité d'ouvrir son marché du travail aux citoyens des deux pays, a annoncé le gouvernement français à l'issue de cette réunion qui a rassemblé neuf ministres.
Il compte en outre augmenter le nombre de secteurs accessibles aux citoyens roumains et bulgares (150 aujourd'hui) et diminuer la taxe que doivent payer les employeurs pour engager des personnes de cette nationalité.
Quelque 90 % des 15 000 Roms d'Europe de l'Est vivant en France sont originaires de la Roumanie et le reste d'entre eux sont bulgares.
Comme EURACTIV l'a expliqué la semaine dernière, ces initiatives représentent un tournant dans la manière dont la France compte régler le problème des Roms arrivant des deux nouveaux Etats membres de l'Union. Le nouveau gouvernement français a été récemment critiqué par des militants des droits de l'Homme qui ont accusé le ministre de l'intérieur, Manuel Valls d'emboîter le pas de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, en démantelant des camps de Roms et en menant des expulsions arbitraires.
Le gouvernement français est confronté aux défis de la lutte contre la petite délinquance et les trafics, notamment le recrutement de femmes roms dans les réseaux de prostitution, et il tente donc d'intégrer les immigrés roms dans la société en leur permettant d'accéder à l'emploi et à l'enseignement.
Si la France levait ses restrictions sur l'accès à l'emploi pour les Bulgares et les Roumains, elle rejoindrait les 17 pays qui y ont déjà mis un terme. En plus de la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas et le Royaume-Uni disposent toujours de telles restrictions, mais ils seront obligés de les lever dès le 31 décembre 2013.
Réponse de l'Europe
Le gouvernement français a également réclamé une réponse européenne sur l'inclusion des Roms. Paris souhaite en outre entamer un dialogue ouvert avec Bucarest et Sofia pour mettre en place des initiatives visant à faciliter l'intégration des Roms dans leurs pays d'origine.
La France a exhorté la présidence chypriote du Conseil de l'UE à mettre la question de l'inclusion des Roms au programme du prochain sommet européen et s'est engagée à mettre à jour sa stratégie en la matière, comme le réclamait la Commission européenne.
Quant à l'éventualité que la France lève ses restrictions à l'emploi pour les citoyens bulgares et roumains, un fonctionnaire de la Commission a déclaré que l'exécutif européen encourageait tous les pays à le faire, dans la mesure où ces restrictions sont insensées sur le plan économique.
« Je ne dis pas que les politiques culturelles sont plus importantes à nos yeux qu'à ceux de n'importe quel parti. Les partis de gauche nomment des chefs d'entreprise de gauche, et en raison du climat politique actuel, l'accent est placé sur le multiculturalisme. Mais cela changera à mesure que notre parti gagnera en influence.