La Grèce adopte une loi pour stimuler les investissements et le tourisme
Le Parlement grec a approuvé jeudi soir (4 mars) une loi censée favoriser les investissements privés, une condition essentielle en vue de sortir le pays, frappé par la crise, de sa pire récession en temps de paix.
Le Parlement grec a approuvé jeudi soir (4 mars) une loi censée favoriser les investissements privés, une condition essentielle en vue de sortir le pays, frappé par la crise, de sa pire récession en temps de paix.
L'objectif de cette nouvelle loi qui encourage les investissements est de réduire la paperasserie grâce à une accélération des procédures d'autorisation dans un plus grand nombre de secteurs et à la création d'un nouveau guichet unique pour les investisseurs.
Pour la première fois, la loi approuvée au parlement établit, entre autres, des règles spécifiques pour l'autorisation et l'exploitation d'hydravions. La Grèce compte des centaines d'îles mal desservies et dispose d'un secteur touristique considérable. Athènes indique que cette loi encouragera donc les exploitants d'hydravions et améliorera l'accès à de nombreuses stations touristiques.
« Les théories ne nous apporteront pas à elles seules la croissance et l'emploi […] nous avons besoin de nouveaux investissements », a déclaré Notis Mitarachi, le secrétaire d'État au développement, durant le débat parlementaire.
En raison de la crise financière mondiale et de la sévère cure d'austérité imposée par deux renflouements consécutifs de l'UE et du FMI depuis 2010, la Grèce a vu son économie fondre d'environ 20% entre 2008 et 2012. Sur cette même période, les investissements se sont effondrés d'environ 60 %.
Affaiblie par la paperasserie, la corruption et les doutes liés à son maintien dans la zone euro, la Grèce criblée de dettes est actuellement considérée comme l'un des pires endroits d’Europe pour faire des affaires et investir.
Le pays arrive dans le bas de classement de tous les tableaux sur la compétitivité internationale dressés par des institutions et des organisations telles que le Forum économique mondial ou l'International Institute for Development.
Athènes et ses prêteurs internationaux s'attendent cependant à ce que les investissements rebondissent après 2014, en partie grâce à des réformes qui ont réduit drastiquement les coûts de la main d’œuvre et facilité les procédures d'engagement et de licenciement.
L'indicateur de confiance économique de la Grèce s'est amélioré en mars et a atteint son niveau le plus élevé depuis la crise de la dette à la fin de l'année 2009. Il reste toutefois bien en deçà de sa moyenne à long terme, selon des données publiées hier (4 avril).
L'indice de confiance de la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE) pour l'économie grecque, dans sa sixième année de récession consécutive, est passé de 88,1 à 86,9 points en février.
La moyenne à long terme du pays est de 96,1. L'indice, fondé sur la confiance des consommateurs et les perspectives des entreprises dans l'économie, s'est amélioré depuis les élections de juin 2012 et un nouvel accord de financement avec les prêteurs internationaux en novembre de la même année. Cet accord a permis d'apaiser les craintes concernant une sortie éventuelle du pays de la zone euro.
Une augmentation des investissements permettrait de stimuler la reprise économique dont Athènes a besoin pour rembourser sa dette, qui devrait atteindre un pic cette année, à environ 175 % du produit intérieur brut.