La Grèce arrête un officier de l’armée de l’air soupçonné d’espionnage au profit de la Chine

Les autorités grecques ont arrêté un officier de l’armée de l’air suspecté d’avoir mené des activités d’espionnage. Il aurait collecté puis transmis à la Chine des informations militaires classifiées, dont certains documents liés à l’OTAN.

EURACTIV.com
In this photo illustration a People’s Republic of China flag
HONG KONG - 2019/04/05: In this photo illustration a People's Republic of China flag is seen on an Android mobile device with a figure of hacker in the background. (Photo Illustration by Budrul Chukrut/SOPA Images/LightRocket via Getty Images) [Photo Illustration by Budrul Chukrut/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)]

L’interpellation s’est déroulée tôt jeudi 5 février au sein d’une installation militaire. L’opération a été menée en coordination avec les services de renseignement grecs, selon un communiqué de l’état-major de la défense nationale hellénique.

D’après les autorités, l’officier aurait utilisé un logiciel spécialisé classifié pour transférer des informations sensibles vers Pékin. Le ministère de la Défense a précisé que le suspect, âgé de 50 ans, pourrait également être déchu de sa nationalité grecque.

Les autorités qualifient l’affaire de particulièrement sérieuse, estimant qu’elle pourrait relever d’un cas classique d’espionnage si les faits sont confirmés. Elles ont toutefois souligné que, selon les éléments disponibles à ce stade, l’incident ne semble pas impliquer la Turquie voisine, malgré les tensions actuelles entre les deux pays, mais qu’il pourrait avoir des répercussions plus larges, notamment pour les États-Unis.

L’enquête a débuté il y a plusieurs mois, à la suite d’informations transmises aux autorités grecques par les services de renseignement d’un pays allié, selon le quotidien To Vima.