La Grèce en bonne voie pour obtenir des délais supplémentaires

Athènes pourrait avoir jusqu’à 2016 pour atteindre ses objectifs budgétaires. Le FMI et la France abondent dans ce sens, sous certaines conditions. La Troïka pourrait elle aussi faire preuve de souplesse.

EURACTIV.fr

Athènes pourrait avoir jusqu’à 2016 pour atteindre ses objectifs budgétaires. Le FMI et la France abondent dans ce sens, sous certaines conditions. La Troïka pourrait elle aussi faire preuve de souplesse.

Après l’Espagne et le Portugal, c’est au tour de la Grèce d’obtenir de nouvelles dérogations de calendrier. L’accord n’est pas officiel mais de nombreuses brèches commencent à s’ouvrir. En fin de semaine dernière, le FMI avait déjà fait comprendre qu’un délai supplémentaire devait être accordé à Athènes, de façon à ce que le pays ramène son déficit sous la barre de 3% du PIB en 2016 et non en 2014. « Au lieu d’une réduction frontale et massive, il est parfois préférable d’avoir un peu plus de temps étant donné que beaucoup de pays sont actuellement engagés dans des politiques de réduction des déficits », avait expliqué la patronne du FMI.

Ce week end, deux nouveaux signaux ont été donnés. Côté français, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici, a estimé que les conclusions de la Troïka (BCE, FMI et UE), attendues dans les prochaines semaines, seraient déterminantes. Si un accord est conclu et qu’il « existe un contrôle fort », « nous pourrions répondre positivement à (une telle demande) », a-t-il déclaré le 13 octobre.

7,8 ou 9,2 milliards d’euros de coupes ?

Les lignes semblent justement bouger du côté de la Troïka, à en croire les propos rapportés par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Celle-ci aurait « demandé la semaine dernière aux ministres des Finances de la zone euro de donner deux ans de plus à la Grèce », assure le magazine.

Depuis plus de 2 ans, la Grèce est sur le fil du rasoir. Sans la prochaine tranche d’aide, estimée à 31,5 milliards d’euros, le pays sera à court de trésorerie en novembre, a prévenu le Premier ministre Antonis Samaras. Ce week end, les représentants de la Troïka continuaient de discuter avec Athènes de l’ampleur des coupes à réaliser. La Grèce tente de ramener le plan d’austérité à 7,8 milliards d’euros, quand les Européens et le FMI veulent le porter à 9,2 milliards d’euros.