La Grèce fait une troisième tentative pour former un gouvernement

C’est au tour du parti socialiste de se frotter à cet exercice scabreux. L’échec est probable, alors que la Grèce est toujours sous perfusion européenne.

EURACTIV.fr
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C’est au tour du parti socialiste de se frotter à cet exercice scabreux. L’échec est probable, alors que la Grèce est toujours sous perfusion européenne.

La Grèce continue de donner des sueurs froides à l’Europe. Quatre jours après les élections législatives, les différents partis tentent tour à tour de former un gouvernement, sans succès pour le moment.

Après la Nouvelle démocratie et l’extrême gauche, c’est au parti socialiste grec, le Pasok, emmené par l’ex-ministre des Finances Evangélos Vénizélos, de tenter de former un attelage improbable entre les partisans de la rigueur et les partis minoritaires qui y sont opposés.

Chaos politique

Ses chances de réussite sont si maigres que de nouvelles élections pourraient être convoquées dans les prochaines semaines.

Malgré ce chaos politique, l’UE maintient son effort financier en direction d’Athènes. Quelque 4,2 milliards d’euros lui sont versés, jeudi 10 mai, en attendant la décision des ministres des Finances de la zone euro, qui discuteront le 14 mai du déboursement d’1 milliard d’euros supplémentaires.

Extrêmement inquiet de la situation, celui qui tient les rênes du Quai d’Orsay pour encore quelques jours a rappelé la gravité de la situation  : « Il va falloir suivre au jour le jour l’évolution de la Grèce. Je rappelle que l’Espagne n’est pas tirée d’affaire non plus et que l’Italie a également des problèmes, donc la zone euro est dans une situation très difficile », a déclaré Alain Juppé le 9 mai, au micro d’Europe 1.

Hollande se tient informé

François Hollande, qui hérite désormais du dossier,  « se tient informé de façon extrêmement précise, suivie, attentive, de la situation préoccupante de la Grèce », a indiqué Pierre Moscovici, ex-directeur de campagne du socialiste, à l’occasion d’un point presse. Tout le monde a le regard (sur ce pays) ».

Cette semaine, plusieurs sources indiquaient qu’Alexis Tsipras, le chef de la gauche radicale grecque, avait sollicité une rencontre avec le nouveau Président français. Un rendez-vous que Pierre Moscovici n’a pas voulu confirmer  : « Comme on n’a pas reçu la demande, on n’a pas donné de réponse. »