La Grèce, l’Irlande et le Portugal encore loin de la guérison
Le groupe de réflexion Bruegel souligne l’amélioration du ratio de la dette publique des trois pays. Mais leur situation économique reste très précaire, et nécessiterait des transferts importants, évalués à 600 milliards d'euros par la banque Natixis.
Le groupe de réflexion Bruegel souligne l’amélioration du ratio de la dette publique des trois pays. Mais leur situation économique reste très précaire, et nécessiterait des transferts importants, évalués à 600 milliards d’euros par la banque Natixis.
La Grèce, l’Irlande et le Portugal vont-ils bientôt voir le bout du tunnel ? Dans son document de travail publié le 18 juin, le think tank Bruegel a revu ses chiffres de février dernier concernant les situations économiques de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande. Fin 2013, les ratios des trois pays étaient particulièrement détériorés. Celle de la Grèce représentait 175,1% de son PIB, celle du Portugal 129,0% et celle de l’Irlande123,7%. Ces trois pays bénéficient par ailleurs du programme d’assistance financière de l’Union européenne et du Fonds Monétaire International.
Or les projections du groupe de réflexion belge concernant l’évolution économique de ces pays ne sont guère optimistes. Certes les ratios s’améliorent, mais très lentement. Le centre de prospective prévoit qu’il s’améliorent de 2 à 3 % d’ici 2020 !
Cette évolution dans la réflexion de Bruegel commence avec la révision à la baisse du niveau de la dette grecque et irlandaise en 2013, suivi par des prévisions à la hausse d’excédents primaires en Irlande, des taux d’intérêt plus bas dans les trois pays en comparaison du reste des pays de l’Union européenne ainsi qu’une réduction du ratio de la dette de plus de 1,5% du PIB à cause de l’ajustement stock-flux en 2014-2015 pour le Portugal.
Les États du cœur de la zone euro pourraient être sollicités
La vigilance doit rester de mise face à la vulnérabilité des trajectoires des dettes grecques, portugaises et irlandaise. La croissance hésitante, le solde commercial les taux d’intérêt élevés demeurent des problèmes structurels.
Si les réformes internes dans ces pays ne sont pas efficaces, l’amélioration significative de ces trois situations économiques pourrait nécessiter l’intervention des pays du cœur de la zone euro comme l’Allemagne, la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et la Finlande. C’est en tout cas une thèse qui fait son chemin.
Selon des recherches de l’économiste Jean Artus pour la banque Natixis, grâce à des transferts des pays du cœur vers les pays périphériques, il serait possible d’éviter l’accroissement des inégalités de revenu par tête entre les deux aires de la zone euro afin d’éviter l’appauvrissement des pays périphériques.
Cette aide devrait représenter au moins 600 milliards d’euros par an. Elle permettrait également d’injecter de l’argent pour l’investissement dans ces pays en difficulté afin de favoriser la croissance.
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