La liste des prétendants à la présidence de la Commission se resserre à droite

EXCLUSIF / Le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, ne sera pas candidat à la succession de José Manuel Barroso. Mais à droite, la course des candidats à la présidence de la Commission reste ouverte. 

EURACTIV.com
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EXCLUSIF / Le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, ne sera pas candidat à la succession de José Manuel Barroso. Mais à droite, la course des candidats à la présidence de la Commission reste ouverte. 

La bataille pour la succession de José Manuel Barroso qui se déroule au sein du Parti populaire européen (PPE) n’intéresse pas le chef d’Etat finlandais, Jyrki Katainen.

Préssenti comme candidat potentiel, notamment par le président du PPE, Joseph Daul, ce dernier ne se présenterait finalement pas pour devenir le candidat du parti, a déclaré Pasi Rajala, son conseiller spécial en affaires européennes.

Le PPE organisera un congrès à Dublin les 6 et 7 mars pour désigner leur candidat à la présidence de la Commission, une fois que les élections européennes en mai seront passées.

Lors d’un entretien avec EURACTIV République tchèque, Joseph Daul, le président du PPE, avait pourtant cité Jyrki Katainen comme l’un des quatre candidats potentiels. Reste aujourd’hui parmi ces candidatures l’ancien premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, l’ancien premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, et l’actuel commissaire en charge du marché intérieur, Michel Barnier.

Plus que trois

Joseph Daul a expliqué lors de cet entretien qu’il faisait la tournée des capitales européennes afin de sonder le soutien politique dont bénéficiaient les quatre responsables politiques.

Entre-temps, il est apparemment revenu sur ses propos en déclarant que la procédure de sélection du PPE n’avait pas encore commencé officiellement. En effet, cette procédure est censée commencer le 13 février pour s’achever le 5 mars.

D’après la procédure mise en place par le PPE, le candidat du parti aura d’abord besoin de l’appui de son propre parti national ainsi que d’une déclaration écrite de soutien d’au moins deux autres partis d’États membres différents. Le congrès du PPE va examiner les références des candidats le 6 février. Le 7 mars, les 830 membres ayant le droit de vote éliront leur candidat par bulletin secret.

Selon les informations d’EURACTIV, Jyrki Katainen ne pourra cependant pas se présenter étant donné que son propre parti politique, le Parti de la coalition nationale, ne l’a pas désigné. En tant que premier ministre, Jyrki Katainen est indispensable au niveau national jusqu’aux prochaines élections législatives en avril 2015.

De son côté, les chances de Jean-Claude Juncker de l’emporter ont augmenté depuis que la chancelière allemande, Angela Merkel, lui a apporté son soutien. « Jean-Claude Juncker sera notre homme », indique une source bien informée.

Jyrki Katainen pourrait toutefois conserver un espoir quand les chefs d’État européens se réuniront en juin pour désigner le successeur de José Manuel Barroso.

Le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, prévoit que le Parlement européen élira le président de la Commission sur la base d’une proposition du Conseil qui tiendra compte des élections européennes (Article 17, alinéa 7 du TUE). Les nominations des groupes politiques devraient peser dans la balance, mais le choix définitif reste entre les mains des chefs d’État et de gouvernement.

« M. Katainen a déclaré que si on l’appelait, il répondrait présent », a indiqué Pasi Rajala, également membre du Parti de la coalition nationale.

Les choses se compliquent pour le PPE concernant le cas du français Michel Barnier. Même si son parti, l’Union pour un mouvement populaire (UMP) déclare le soutenir, l’UMP appuierait également la candidature de Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international.

« L’UMP doit faire un choix, un parti ne peut pas avoir deux candidats », a expliqué une source du PPE à EURACTIV.