La mauvaise santé des dirigeants s'ajoute aux malheurs de la Grèce

Des problèmes de santé ont frappé le nouveau premier ministre grec, Antonis Samaras, et son ministre des finances, Vassilis Rapanos, obligeant le dirigeant à manquer le sommet européen des 28 et 29 juin prochains et à reporter une visite des bailleurs internationaux.

EURACTIV.com
Antonis Samaras
Antonis Samaras

Des problèmes de santé ont frappé le nouveau premier ministre grec, Antonis Samaras, et son ministre des finances, Vassilis Rapanos, obligeant le dirigeant à manquer le sommet européen des 28 et 29 juin prochains et à reporter une visite des bailleurs internationaux.

 

Un porte-parole du gouvernement a annoncé que les médecins de M. Samaras lui avaient interdit de se rendre au sommet suite à une opération chirurgicale pour un décollement de la rétine dimanche, a rapporté le quotidien Kathimerini.

 

M. Rapanos, jusqu'à présent président de la Banque Nationale, a quant à lui été hospitalisé pour des nausées avant qu'il n'ait pu entrer en fonction en tant que ministre des finances. Il devrait sortir de l'hôpital d'ici demain (26 juin). Le corps médical lui a conseillé de ne pas voyager et de rester chez lui pendant quelques jours.

 

La Grèce devrait donc être représentée par le ministre des affaires étrangères, Dimitris Avramopoulos, au sommet. Il sera rejoint par le ministre sortant des finances, Giorgos Zanias, le ministre suppléant des finances, Christos Staikouras, et le ministre du développement, Costis Hatzidakis.

 

Un fonctionnaire du gouvernement, qui s'est confié à Reuters sous le couvert de l'anonymat, a déclaré que les inspecteurs de la troïka, la Commission, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, envisageaient de reporter leur visite à Athènes de quelques jours. Cette visite devait débuter aujourd'hui.

 

Les coffres de l'Etat sont presque vides et la Grèce aura besoin de 7,6 milliards d'euros d'ici fin juillet pour payer ses fonctionnaires.

 

Les problèmes de santé des dirigeants grecs surviennent au moment où Athènes tente d'assouplir les conditions de son renflouement. Ce n'est dès lors pas le moment idéal, dans la mesure où l'Allemagne rechigne à accorder une plus grande marge de manœuvre à Athènes. La Grèce chercherait à obtenir un délai de deux années supplémentaires pour l'application des réformes structurelles.

 

Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a fait connaître la position de son pays lors d'une interview enflammée dimanche, demandant à la Grèce d'arrêter de demander toujours plus d'aide et de mettre en oeuvre les réformes déjà décidées.

 

« La tâche la plus importante qui échoit au nouveau premier ministre Samaras est de mettre en oeuvre le programme convenu rapidement et sans délai, au lieu de se demander ce que les autres pourraient encore faire de plus pour la Grèce », a déclaré au Bild am Sonntag M. Schäuble, un proche allié de la chancelière allemande.

 

Il a tenu ces propos suite à un sondage réalisé par l'hebdomadaire auprès de 4000 personnes, qui a révélé que 78 % des Allemands et 65 % des Français souhaitaient que la Grèce quitte la zone euro, 51 % des Espagnols et 49 % des Italiens s'exprimant également en ce sens.