La moitié des Catalans contre l’indépendance, selon un nouveau sondage

La moitié des Catalans (50 %) sont contre la sécession avec le reste de l’Espagne, tandis que 77 % sont en faveur de la tenue d’un référendum pour décider du futur destin de la région, selon les données d’un nouveau sondage publié mercredi (5 avril).

EURACTIV avec EuroEFE
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La clé d’un nouveau gouvernement progressiste est entre les mains des sept députés du parti séparatiste catalan Junts per Catalunya (JxCat, Ensemble pur la Catalogne), dont le leader et ancien président régional catalan Carles Puigdemont, fugitif de la justice espagnole, a posé plusieurs conditions au soutien de M. Sánchez. [<a href="http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/catalogne-le-dilemme-des-trois-ivresses-cumulees-755957.html" target="_blank" rel="noopener">[Yves Herman]</a>]

La moitié des Catalans (50 %) sont contre la sécession avec le reste de l’Espagne, tandis que 77 % sont en faveur de la tenue d’un référendum pour décider du futur destin de la région, selon les données d’un nouveau sondage publié mercredi (5 avril).

Le nombre de ceux qui rejettent une séparation du reste du pays ibérique reste le même qu’il y a un an, ont révélé les résultats d’un sondage public catalan, tandis que 43 % — un point de pourcentage en plus — sont en faveur d’une « Catalogne indépendante » et 7 % sont indécis, a rapporté le partenaire d’EURACTIV, EFE.

Cependant, 77 % des personnes interrogées ont déclaré être « d’accord ou tout à fait d’accord » avec le fait que les Catalans « ont le droit de décider de leur avenir en tant que pays en votant lors d’un référendum », contre 16 % qui ne sont pas d’accord ou tout à fait d’accord, selon le Centre d’études de l’opinion (CEO), plus connu sous le nom de « baromètre catalan ».

En ce qui concerne le futur modèle politique de la région, les préférences augmentent pour que la Catalogne reste une communauté autonome (Comunidad Autónoma), avec 32 % de soutien contre 29 % lors de l’étude précédente, publiée en novembre 2022, et pour qu’elle devienne un État fédéral : 23 % contre 20 % l’année dernière.

L’option de la création d’un « État indépendant » a perdu un point de pourcentage (33 %) et celle de devenir une « simple » région d’Espagne en a perdu deux (6 %) par rapport à novembre 2022.

D’autre part, l’enquête CEO révèle une amélioration de la perception de la gestion politique de la région par l’exécutif local (Generalitat) et le gouvernement central (Madrid) : les deux institutions ont obtenu une note moyenne de 3,5 dans le baromètre précédent et dans la nouvelle enquête, elles reçoivent une note de 4,2 et 4,1, respectivement.

D’autre part, la branche régionale du Parti socialiste espagnol (PSC) consoliderait sa dernière victoire si de nouvelles élections législatives avaient lieu aujourd’hui, avec 34 à 40 sièges.

Le PSC serait suivi par le parti indépendantiste Esquerra Republicana de Catalunya (ERC, Gauche républicaine de Catalogne), avec 29-34, et par le parti prosécession Junts Per Catalunya (JxCat, Ensemble pour la Catalogne), avec 22-28.

L’enquête, réalisée par GESOP pour le compte de CEO et basée sur 2 000 entretiens personnels, place le Partido Popular (PP/PPE) de centre droit en quatrième position, avec une fourchette de 8 à 12 sièges au parlement régional catalan, qui serait à égalité avec la CUP indépendantiste (8-12) et En Comú Podem de gauche (7-12), devant le parti d’extrême droite Vox (7-10) et le parti de centre libéral Ciutadans (Citoyens, CS), qui disparaîtrait presque complètement (0-5) de la Chambre catalane.

Ex aequo possible en cas d’élections générales

Si des élections générales avaient lieu aujourd’hui en Catalogne, le PSC obtiendrait entre 12 et 15 sièges et l’ERC entre 11 et 15. Les deux partis pourraient donc être à égalité en termes de sièges, suivis par En Comú Podem (4-8), qui passerait de la cinquième place lors d’un précédent sondage du CEO à la troisième place aujourd’hui.

JxCat pourrait tomber à la quatrième place, avec une fourchette de 5 à 7 sièges au Parlement espagnol, suivi par le PP (2-5), une égalité entre Vox et la CUP — entre 1 et 4 sièges —, et CS, avec une estimation entre 0 et 1 siège.

L’Espagne organisera des élections régionales et municipales le 28 mai, et des élections générales en décembre, au cours du dernier mois de la présidence madrilène du Conseil de l’UE.