La note de l’Italie dégradée de deux crans
Alors que Rome s’apprête à vendre sa dette aux investisseurs, l’agence de notation Moody’s abaisse sa note de deux crans.
Alors que Rome s’apprête à vendre sa dette aux investisseurs, l’agence de notation Moody’s abaisse sa note de deux crans.
La nouvelle tombe mal. La dette souveraine italienne a été dégradée de deux crans, de A3 à Baa, vendredi 13 juillet, par l’agence de notation américaine Moody’s. L’achat de la dette italienne n’est donc pas loin d’être considéré comme « spéculatif », c’est-à-dire peu sûr pour les investisseurs.
Or, le même jour, l’Italie prévoit d’émettre des obligations à hauteur de 5,25 milliards d’euros. Cette décision risque d’augmenter les taux d’intérêts pour le pays et d’accroître ses remboursements.
La note italienne pourrait encore être davantage dégradée à l’avenir, a par ailleurs annoncé Moody’s.
« La note de la dette italienne pourrait être encore abaissée dans le cas d’une nouvelle détérioration des perspectives économiques ou de difficultés dans la mise en œuvre des réformes », expliquent les analystes dans un communiqué.
Risques de contagion
La décision de Moody’s s’explique non seulement par la situation économique inquiétante de l’Italie, mais aussi par la crise de la zone euro dans son ensemble. Les analystes de Moody’s craignent notamment les effets de contagion, au cas où un autre État rejoint le camp de ceux ayant demandé une aide financière à leurs partenaires.
La décision de Moody’s a surpris les investisseurs. L’euro a nettement baissé sur les marchés asiatiques. Les rendements des obligations d’État italiennes à 10 ans ont à nouveau dépassé les 6% (+1,69% à 10h) vendredi matin.
La veille, le Sénat italien a approuvé le fonds européen de sauvetage MES et le pacte budgétaire. Les deux textes doivent encore être adoptés par la chambre des députés.