La police belge fait irruption au siège du PPE à Bruxelles
La police belge a perquisitionné le siège du Parti populaire européen (PPE) à Bruxelles ce mardi (4 avril). C’est ce qu’a confié une source proche de l’affaire à EURACTIV.
La police belge a perquisitionné le siège du Parti populaire européen (PPE) à Bruxelles ce mardi (4 avril). C’est ce qu’a confié une source proche de l’affaire à EURACTIV.
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« Les policiers belges ont perquisitionné le premier et le troisième étage du siège du parti dans la rue du Commerce », a déclaré la source.
Selon les premières informations, la police aurait saisi des ordinateurs dans le cadre d’une enquête en cours sur des allégations de corruption pendant la campagne électorale européenne de 2019.
Mario Voigt, eurodéputé allemand et membre de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU), était le directeur de la campagne numérique de Manfred Weber, le dirigeant du PPE, lors de la campagne électorale européenne de 2019. L’enquête porte sur l’attribution du contrat pour la campagne numérique à une entreprise de la région allemande de Thuringe, selon les médias allemands.
M. Voigt est aujourd’hui le chef de file de la CDU en Thuringe. En septembre dernier, la commission judiciaire du parlement de Thuringe a levé son immunité juridique dans l’attente d’une enquête du procureur général allemand, bien que l’on ne sait pas encore si ces deux affaires sont liées.
Le parti conservateur PPE est le plus ancien et le plus important groupe politique du Parlement européen.
Dans une courte déclaration, le PPE a confirmé que « des représentants des autorités policières belges et allemandes ont visité le siège du parti à Bruxelles » ce mardi, ajoutant que « la visite est liée à une enquête en cours en Thuringe, en Allemagne ».
« Le parti coopère en toute transparence avec les autorités concernées, en fournissant toutes les informations et tous les documents pertinents. »
[Édité par Anne-Sophie Gayet]