La République tchèque envisage un référendum sur le pacte budgétaire

Le premier ministre tchèque, Petr Ne?as, souhaiterait organiser un référendum sur le pacte budgétaire, mais il attend de pouvoir consulter le texte final avant de prendre sa décision. EURACTIV République tchèque a contribué à cet article.

EURACTIV.com
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Le premier ministre tchèque, Petr Ne?as, souhaiterait organiser un référendum sur le pacte budgétaire, mais il attend de pouvoir consulter le texte final avant de prendre sa décision. EURACTIV République tchèque a contribué à cet article.

M. Ne?as a déclaré qu'il préfèrerait que les Tchèques donnent leur avis sur la signature de ce traité (voir « Contexte »). La République tchèque ne fait pas partie de la zone euro, mais son traité d'adhésion à l'UE stipule qu'elle devra adopter la monnaie unique dès qu'elle respectera les critères nécessaires.

En théorie, le pacte budgétaire pourrait être ratifié par une majorité constitutionnelle (trois cinquième) dans les deux chambres du parlement.

M. Ne?as, le leader du Parti démocratique civique (ODS) conservateur et eurosceptique, a déclaré au parlement hier (19 janvier) qu'il préfèrerait que le vote sur le pacte budgétaire s’inscrive dans le contexte d'un référendum national sur l'adoption de l'euro. Une autre possibilité serait d'organiser un référendum à part sur le pacte budgétaire.

« Le traité intergouvernemental implique un transfert radical de pouvoir aux mains de l'UE », a expliqué M. Ne?as, cité par l'agence de presse nationale ?TK.

M. Ne?as a fait référence à la dernière version du traité qui, selon lui, a permis la création d'une « coalition » de vote.

Si deux grands pays se mettent d'accord sur un point avec la Commission, l'opinion des autres Etats n'aura guère d'importance, aurait déclaré M. Ne?as, en référence à la France et à l'Allemagne qui ont présenté le pacte.

Il a affirmé qu'il faudrait attendre le texte final du document qui deviendra contraignant pour les membres de la zone euro. Les autres Etats membres pourraient se joindre à la fête.

Contrairement au Parti démocratique civique et au parti Affaires publiques qui réclament un référendum, le troisième parti au gouvernement, TOP 09, a expliqué qu'il s'agissait d'une question « trop complexe » pour les électeurs et que la décision devrait être prise au sein du parlement.

Le Parti social-démocrate tchèque dans l'opposition est contre l'idée d'un référendum sur le pacte budgétaire. Le Parti démocratique civique et le parti Affaires publiques devraient donc, pour arriver à leurs fins, tenter d'obtenir le soutien des communistes, voire de diviser les deux autres partis, a rapporté la radio tchèque. Le président tchèque eurosceptique, Václav Klaus, n'aurait quant à lui pas encore pris position.

En 2009, M. Klaus a fait les gros titres alors qu'il tentait d'empêcher la ratification du traité de Lisbonne. Son pays était à l'époque à la tête de la présidence du Conseil de l'UE.