La République tchèque nie toute implication dans un complot visant à assassiner Nicolás Maduro

Quelques jours après que l’Espagne a rejeté les mêmes accusations, le ministère tchèque des Affaires étrangères réfute à son tour les allégations selon lesquelles le pays serait impliqué dans un complot visant à renverser le gouvernement du président vénézuélien Nicolás Maduro.

EURACTIV République tchèque
Thousands of Venezuelans in Chile protest against Maduro reelection
Des citoyens vénézuéliens vivant au Chili brandissent des pancartes anti-Maduro pour protester contre les résultats de l'élection présidentielle vénézuélienne du 28 juillet 2024, à Santiago du Chili, le 17 août 2024. [EPA-EFE/AILEN DIAZ]

Quelques jours après que l’Espagne a rejeté les mêmes accusations, le ministère tchèque des Affaires étrangères réfute à son tour les allégations selon lesquelles le pays serait impliqué dans un complot visant à renverser le gouvernement du président vénézuélien Nicolás Maduro. 

La semaine dernière, le Venezuela a arrêté trois citoyens américains, deux Espagnols et un Tchèque, dans le cadre d’un complot présumé visant à déstabiliser la situation politique du pays — et à tuer certains de ses dirigeants, dont le président controversé Nicolás Maduro.

Lundi 16 septembre, le gouvernement espagnol a catégoriquement rejeté les affirmations du Venezuela selon lesquelles deux de ses citoyens arrêtés samedi 14 septembre par les services secrets du pays appartiennent aux services de renseignement espagnols et prévoyaient de commettre des attentats.

Mercredi 18 septembre, la République tchèque s’est jointe à l’Espagne en niant également toute implication.

L’ambassade tchèque à Bogota, en Colombie, qui couvre également le Venezuela, a envoyé une note au ministère vénézuélien des Affaires étrangères pour lui demander des informations détaillées sur l’affaire, rapporte l’agence de presse tchèque.

Le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a décrit le Tchèque détenu comme « une personne très importante » lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision TeleSUR au cours du week-end du 14-15 septembre. Il a indiqué qu’il avait travaillé comme mercenaire en Europe et qu’il faisait partie d’un groupe appelé Z, qui comprenait des mercenaires français.

Son nom serait Jan Darmovzal. Comme l’a découvert le site d’information tchèque Seznam Zprávy, ce dernier était un réserviste actif de l’armée et, selon certaines sources, disposait d’une habilitation de sécurité.

La nouvelle de son arrestation survient dans un contexte de tensions accrues entre Caracas et l’Occident au sujet des résultats contestés des élections au Venezuela.

Dimanche 15 septembre, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, avait qualifié le régime de Nicolás Maduro de « dictatorial » et d’« autoritaire », faisant allusion aux personnes contraintes de fuir le pays, notamment le chef de l’opposition Edmundo González Urrutia auquel Madrid a accordé l’asile récemment.