La République tchèque se dote d'un gouvernement de centre-gauche

Le parti social-démocrate, le parti centriste Ano et le parti chrétien démocrate viennent de trouver un compromis pour former un gouvernement de centre-gauche. 

EURACTIV.fr / Reuters
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Le parti social-démocrate, le parti centriste Ano et le parti chrétien démocrate viennent de trouver un compromis pour former un gouvernement de centre-gauche. 

Les trois partis tchèques on trouvé un accord pour former un gouvernement de coalition, après plusieurs mois de négociation depuis les élections anticipées d’octobre dernier.

Aux termes de cet accord, le chef de file social-démocrate, Bohuslav Sobotka, va devenir Premier ministre et l'homme d'affaires Andrej Babis, numéro un du parti centriste Ano, ministre des Finances.

Les trois partis vont désormais demander au président Milos Zeman de nommer officiellement Bohuslav Sobotka et son équipe.

Milos Zeman, issu à l'origine du même parti que Bohuslav Sobotka mais devenu au fil du temps son rival, a laissé entendre qu'il pourrait refuser la nomination de certaines personnalités au gouvernement.

Le Parti social-démocrate (CSSD) a remporté d'une courte tête les législatives d'octobre huit ans après son dernier passage aux affaires.

Il a ensuite conclu un accord avec les centristes d'Ano (Association des citoyens mécontents dont l'acronyme signifie "oui" en tchèque) et les chrétiens-démocrates.

L'économie tchèque commence tout juste à renouer avec la croissance après pratiquement deux années de récession et le nouveau gouvernement entend maintenir le déficit sous les 3% du PIB.

La coalition gouvernementale peut compter sur l'appui de 111 des 200 élus à la Chambre des députés mais sa stabilité dépendra de l'attitude du parti Ano, mouvement anti-corruption arrivé en deuxième place aux élections.

Andrej Babis, âgé de 59 ans, a fait fortune dans la chimie et les médias et se trouve à la tête d'un empire de deux milliards de dollars, selon le magazine Forbes.

Les exigences d'Ano ont amené les sociaux-démocrates à renoncer à leur projet d'alourdissement de la fiscalité des banques, des compagnies de télécommunication et d'énergie.

Le gouvernement conservateur de Petr Necas a démissionné en juin en raison de l'implication de la directrice de cabinet du Premier ministre dans une affaire de corruption et d'espionnage. Le Parlement avait été dissous deux mois plus tard.