La réunion de l’Eurogroupe réduite à une conférence téléphonique

Les ministres des Finances de la zone euro feront le point sur la situation de la Grèce par téléphone. A un mois de sa prochaine échéance de remboursement, Athènes ne remplit toujours pas les conditions pour obtenir le second plan d’aide de la Troïka.

EURACTIV.fr

Les ministres des Finances de la zone euro feront le point sur la situation de la Grèce par téléphone. A un mois de sa prochaine échéance de remboursement, Athènes ne remplit toujours pas les conditions pour obtenir le second plan d’aide de la Troïka.

La rencontre de l’Eurogroupe, initialement prévue dans la soirée du mercredi 15 février, sera finalement remplacée par une conférence téléphonique, selon des informations rapportées par l’AFP.

Son président Jean-Claude Juncker a par ailleurs déclaré que la Grèce ne remplissait toujours pas les conditions imposées par la Troïka pour obtenir une nouvelle aide. Le 9 février, les ministres des Finances de la zone euro avaient pourtant donné aux principales formations politiques du pays jusqu’au 14 février pour se mettre d’accord sur le moyen de réaliser 325 millions d’euros d’économies supplémentaires en 2012.

Seuil de 50%

Les modalités de la restructuration de la dette grecque ne semblent pas non plus avoir fait l’objet d’un accord définitif. Selon des informations du quotidien allemand Handelsblatt, mardi 14 février, le gouvernement grec pourrait introduire des clauses d’action collective (CAC) dans les obligations grecques, avec un seuil de déclenchement de 50%.

Ce scénario, envisagé par des sources officielles, permettra de maximiser la participation des créanciers (privés et publics) à la restructuration de la dette grecque, car il est désormais admis que la contribution volontaire du secteur privé est insuffisante pour donner la chance au pays de retrouver le chemin de la soutenabilité.