La Serbie envisage d’abaisser l’âge de la responsabilité pénale après une fusillade dans une école

Le gouvernement serbe propose d’abaisser l’âge de la responsabilité pénale de 14 à 12 ans. Ce projet fait suite à l’arrestation d’un adolescent de 13 ans soupçonné d’avoir tué neuf personnes et d’en avoir blessé sept autres lors d’une fusillade dans une école primaire mercredi (3 mai).

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Le gouvernement propose non seulement d’abaisser de deux ans l’âge de la responsabilité pénale, mais aussi d’instaurer un moratoire sur la délivrance des permis de détention et de port d’armes à feu courtes. [ [EPA-EFE/ANDREJ CUKIC]]

Le gouvernement serbe propose d’abaisser l’âge de la responsabilité pénale de 14 à 12 ans. Ce projet, qui fait partie d’une série de propositions, fait suite à l’arrestation d’un adolescent de 13 ans soupçonné d’avoir tué neuf personnes et d’en avoir blessé sept autres lors d’une fusillade dans une école primaire mercredi (3 mai).

La fusillade, qui a choqué la Serbie et le monde entier, a causé la mort de huit élèves et d’un gardien, et a fait sept blessés. La police a arrêté l’adolescent de 13 ans — qui, selon la police, préparait la fusillade depuis des semaines et disposait d’une « liste de personnes à tuer » — ainsi que ses parents.

Le gouvernement propose non seulement d’abaisser de deux ans l’âge de la responsabilité pénale, mais aussi d’instaurer un moratoire sur la délivrance des permis de détention et de port d’armes à feu courtes.

Il suggère également de renforcer les sanctions relatives aux contenus médiatiques diffusant des scènes de violence, d’introduire des tests de dépistage de drogues pour les élèves de septième et de huitième année et d’interdire les téléphones portables dans les écoles.

Il a également été décidé de vérifier tous les permis de détention d’armes délivrés, de contrôler tous les stands de tir en Serbie et de préparer des règlements à cet égard, notamment en ce qui concerne l’interdiction des mineurs.

Il est également proposé de renforcer les contrôles des personnes déjà en possession d’armes, en vérifiant si les exigences légales en matière de détention d’armes sont respectées, y compris si elles sont tenues hors de portée des mineurs. Les contrôles devraient également veiller à ce que leur accès soit empêché de manière adéquate aux mineurs et à d’autres personnes non autorisées.

Le gouvernement a chargé le ministère de la Justice, le ministère de l’Éducation et le ministère de la Santé de transformer ces propositions en projets de règlement.