La troïka satisfaite des progrès faits par l’Irlande
Grâce à la réforme du secteur bancaire et l’assainissement budgétaire, le pays a regagné la confiance des investisseurs, estiment les experts de l’UE et du Fonds monétaire international.
Grâce à la réforme du secteur bancaire et l’assainissement budgétaire, le pays a regagné la confiance des investisseurs, estiment les experts de l’UE et du Fonds monétaire international.
L’Irlande est sur la bonne voie. C’est le message principal envoyé par la troïka (Commission européenne, FMI et BCE) après avoir passé en revue les réformes entreprises ces trois derniers mois.
« La mise en œuvre du programme reste solide dans un contexte difficile », ont déclaré les experts dans un communiqué du jeudi 12 juillet. Leur avis positif ouvre la voie au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide à hauteur de 1,9 milliards d’euros.
A la suite de l’éclatement de la bulle immobilière en 2007, le gouvernement irlandais a été contraint de renflouer le système bancaire à plusieurs reprises. Le déficit public s’est creusé et le pays, sous le fardeau de la dette, n’a plus été capable de se financer sur les marchés financiers.
En novembre 2010, l’Union européenne et le Fonds monétaire international ont accordé une aide de 85 milliards d’euros à l’Irlande. En échange, le pays s’est engagé à redresser son système bancaire et à assainir ses comptes publics.
Retour aux marchés
Et les réformes sur lesquelles s’était engagé le gouvernement avancent. « La baisse récente et considérable des rendements obligataires illustre la confiance croissante dans la forte capacité de l’Irlande à mettre en œuvre les politiques d’ajustement », estiment les experts.
En effet, l’Irlande, longtemps privé d’accès aux marchés financiers, a recommencé, jeudi 5 juillet, à lever des fonds pour satisfaire une petite partie de ses besoins financiers. Des obligations à trois mois à hauteur de 500 millions d’euros ont été vendues.
La réforme du secteur financier, à l’origine de la crise, connaît également des progrès importants. « L’assainissement des bilans des banques a bien progressé », constate la troïka.
Engagements budgétaires tenus
Même constat positif sur les politiques fiscales. « Les objectifs de politique budgétaire ont été atteints au premier semestre 2012 », se félicitent les experts.
L’Irlande est ainsi bien engagée pour atteindre l’objectif convenu d’un déficit budgétaire de 8,6% en 2012. En 2011, ce taux s’élevait à 13,1%.
Ce taux reste toutefois le plus élevé au sein de la zone euro. Le taux de chômage, qui a atteint 14,9% en juin 2012, « reste à un niveau inacceptable ». C’est pourquoi « la croissance et la création d’emplois de manière durable restent une priorité absolue », déclarent l’UE et le FMI.
Le FMI et la Banque centrale européenne sont en train de discuter des aménagements du programme d’ajustement pour améliorer encore sa viabilité.