L’Allemagne redouble d’efforts diplomatiques pour éviter une escalade au Moyen-Orient

Le chancelier allemand Olaf Scholz était le premier chef de gouvernement à se rendre en Israël mardi, mettant en garde l’Iran et le Hezbollah contre une escalade du conflit.

EURACTIV Allemagne
German Chancellor Olaf Scholz visits Tel Aviv amid Israel’s armed conflict with Hamas
Le chancelier allemand Olaf Scholz (G) serre la main du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, en Israël, le 17 octobre 2023. [[EPA-EFE/Maya Alleruzzo / POOL]]

Le chancelier allemand Olaf Scholz était le premier chef de gouvernement à se rendre en Israël mardi (17 octobre), mettant en garde l’Iran et le Hezbollah contre une escalade du conflit.

M. Scholz, qui avait déjà proposé son aide et son soutien au Premier ministre Benyamin Netanyahou lors d’un appel téléphonique la semaine dernière, a profité de sa visite en Israël pour réitérer le soutien sans faille de l’Allemagne, suite à l’attaque du Hamas samedi (7 octobre).

« Mon gouvernement lutte de toutes ses forces pour empêcher une escalade de ce conflit », a déclaré M. Scholz aux journalistes après avoir rencontré M. Netanyahou.

En Israël, M. Scholz devait également rencontrer le président Isaac Herzog et Benny Gantz, le leader de l’opposition et membre du « cabinet de guerre », formé par M. Netanyahou la semaine dernière pour assurer une certaine unité politique israélienne.

Il devrait enfin s’envoler pour l’Égypte où il s’entretiendra avec le président Abdel Fattah al-Sisi de la situation humanitaire à Gaza.

Marquée au fer rouge par le nazisme dans la première moitié du 20ème siècle, la protection d’Israël est une préoccupation majeure dans la culture politique allemande, ce à quoi M. Netanyahou a fait allusion en qualifiant le Hamas de « nouveaux nazis » à la suite de sa rencontre avec M. Scholz.

Le voyahe diplomatique de M. Scholz fait suite à une série de réunions très médiatisées avec des acteurs régionaux au cours des derniers jours, le chancelier semblant vouloir être perçu comme un allié et un médiateur dans la crise.

La semaine dernière, M. Scholz a rencontré l’émir du Qatar. Mardi, il rencontrait aussi le roi Abdallah II de Jordanie mardi. Ces deux dirigeants sont très influents dans la région, la Jordanie étant l’un des rares pays arabes à entretenir des relations à la fois avec la Palestine et Israël.

L’élargissement de la crise à travers toute la région du Proche et Moyen-Orient reste une préoccupation majeure, avec la crainte notable que le Hezbollah, parti libanais pro-Palestinien soutenu par l’Iran, rentre dans le conflit. Si c’était le cas, alors toute la région « est sur le point de tomber dans l’abîme ».

Vendredi (13 octobre), M. Scholz avait lui-même parlé d’un risque de « tempête de feu » au Moyen-Orient.

« Je voudrais avertir d’urgence le Hezbollah et l’Iran de ne pas se joindre au conflit », a plaidé M. Scholz après avoir rencontré le roi de Jordanie, un message qu’il a réitéré après ses entretiens avec M. Netanyahou.