L’Allemagne supprimera progressivement les moteurs à combustion pour les voitures et les camionnettes

L’Allemagne maintient sa décision de supprimer progressivement les moteurs à combustion des nouvelles voitures et camionnettes d’ici 2035, malgré les récentes critiques d'autres pays membres, en premier chef l'Italie.

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« L’approbation du Conseil n’est qu’une étape formelle de plus vers la conclusion de l’accord, comme l’a fait le Parlement européen en séance plénière la semaine dernière », a déclaré le porte-parole du Conseil européen. [Shutterstock/Shutter UK]

L’Allemagne supprimera progressivement les moteurs à combustion pour les voitures et les camionnettes, malgré les récentes critiques au sein de la coalition d’Olaf Scholz et d’autres pays membres, en premier chef l’Italie.

« Le 16 novembre, l’Allemagne a déjà donné son accord final au résultat du trilogue, obtenu le 27 octobre de l’année dernière », a déclaré un porte-parole du ministère allemand de l’Environnement à EURACTIV.

Lors d’une réunion des ambassadeurs des États membres auprès de l’UE le 23 novembre, un mois après l’adoption informelle de l’accord entre les États membres et le Parlement européen, l’Allemagne a donc voté en faveur d’une élimination des moteurs à combustion dans tous les nouveaux véhicules construits outre-Rhin.

Le Parlement européen a également approuvé l’accord formellement au début du mois de février.

Les États membres doivent encore approuver l’accord au niveau ministériel. Selon un ordre du jour préliminaire, cela doit être fait le 7 mars, par les ministres de I’Éducation des pays concernés, qui se réunissent à Bruxelles ce jour-là.

« L’approbation du Conseil n’est qu’une étape formelle de plus vers la conclusion de l’accord, comme l’a fait le Parlement européen en séance plénière la semaine dernière », a déclaré le porte-parole du Conseil européen.

Au sein de la coalition gouvernementale allemande, la décision de l’Allemagne a suscité la controverse.

Le parti libéral FDP (Renew Europe), qui est en faveur d’une élimination plus progressive, a toutefois été convaincu de l’accord grâce à l’inclusion d’une clause dite « de revoyure », qui demande à la Commission de réévaluer l’applicabilité de la décision sur certains véhicules avant 2035.

D’autres pays membres sont aussi vent debout contre la réforme. Les représentants du gouvernement italien, qui avaient auparavant approuvé l’accord, ont toutefois semblé revenir sur leur soutien après le vote du Parlement européen.

Le ministre italien des Transports Matteo Salvini (Lega/ID) a déclaré que l’accord était « fou et déconcertant » et qu’il serait « contraire aux industries et aux travailleurs italiens et européens ».

Lors du vote formel, une majorité dite qualifiée est nécessaire pour que la loi soit adoptée, représentant 55 % des États membres (c’est-à-dire au moins 15) et 65 % de la population de l’UE.